Migrants: l’ONU appelle à mettre en oeuvre des politiques pour tirer bénéfices de l’impact positif des migrants

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Des migrants en mouvement à Miratovac, Serbia. (Photo: ONU)

La quatrième session thématique pour l’adoption d’un Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières a ouvert ses travaux ce lundi au Siège de l’ONU à New York.

Cette session de deux jours est axée sur les contributions des migrants et des diasporas à toutes les dimensions du développement durable, et notamment sous la forme d'envois de fonds et de transferts d'avantages acquis.

En lançant les discussions, Louise Arbour, la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les migrations internationales a souligné que les migrants envoient plus de 429 milliards de dollars par an aux pays en développement, soit trois fois plus que l'aide officielle au développement.

“Les envois de fonds de migrants ont sortis des millions de familles de la pauvreté” a déclaré Louise Arbour.

 

Aussi la Représentante spéciale a expliqué que la migration apporte des bénéfices considérables sur le plan du développement au pays d’accueil.

“Bien que les pays cherchent régulièrement les migrants les plus qualifiés, les études indiquent que les travailleurs à qualifications faible et moyenne contribuent de manière comparable aux travailleurs hautement qualifiés” a précisé Louise Arbour ajoutant “Les migrants ont tendance à combler les lacunes du marché du travail qui ne sont pas remplies par la main-d’œuvre locale, ce qui permet à l’économie de croître plus rapidement”.

Enfin la défendeur des migrations internationales a mis l’accent sur les obstacles à remédier afin de tirer le maximum de bénéfices de l’immigration.

Selon elles les politiques inadéquates peuvent empêcher les résultats de développement positifs et il importe notamment d’inclure les migrants dans leurs nouvelles sociétés à plus long terme, volet souvent négligé et essentiel aux politiques d’entrée.

Aussi, les travailleurs migrants et en particulier les travailleurs sans papiers sont souvent exclus de la couverture de base  de protection sociale.

“Même ceux qui jouissent d’une protection sociale risquent de perdre leurs droits lors du retour ou de mobilité ultérieurement, car les programmes ont souvent de longues conditions de résidence, ce qui rend difficile pour les migrants temporaires de réclamer leurs avantages” a dit Louise Arbour., avant de conlure “Les accords qui assurent la portabilité des bénéfices gagnés ont un impact direct sur la vie de millions d’hommes et de femmes en déplacement.

(Extrait sonore : Louise Arbour, Représentante spéciale du Secrétaire général pour les migrations internationales)

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12/12/2017
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