Le chef de l'ONU plaide pour un renforcement des capacités africaines dans les domaines de la paix et de la sécurité

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Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres (à droite) rencontrant le Représentant permanent de la Suede, Olof Skoog (Crédit photo: ONU/Mark Garten)

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a plaidé mercredi devant le Conseil de sécurité pour un renforcement des capacités africaines dans les domaines de la paix et de la sécurité.

« Je crois fermement que la communauté internationale doit changer le discours sur l’Afrique et établir une plate-forme de coopération qui reconnaisse l’énorme potentiel et promesse de l’Afrique », a déclaré M. Guterres devant les membres du Conseil.

« Dans les domaines de la paix et de la sécurité, l’Union africaine et les Nations Unies ont un intérêt commun à renforcer les mécanismes pour désamorcer les conflits avant leur escalade et à les gérer efficacement lorsqu’ils se produisent », a-t-il ajouté.

Selon lui, l’amélioration des capacités africaines est essentielle « à la fois dans le contexte de notre réponse collective aux défis internationaux de la paix et de la sécurité ainsi que pour l’autonomie du continent africain ».

M. Guterres a rappelé que le 19 avril, il avait signé conjointement avec le Président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, un Cadre conjoint ONU-UA pour un partenariat renforcé dans les domaines de la paix et de la sécurité.

« Nous sommes déterminés à institutionnaliser ce partenariat grâce à des consultations annuelles formelles entre les chefs des secrétariats des deux organisations », a souligné M. Guterres.

Le Cadre conjoint comprend quatre domaines d’action clés : prévention et médiation des conflits et maintien de la paix; réponse aux conflits; traitement des causes profondes; et examen continu et amélioration du partenariat.

Dans le domaine de la prévention et de la médiation des conflits et du maintien de la paix, le Secrétaire général a estimé qu’il était nécessaire « d’identifier les causes profondes des conflits, de travailler en étroite collaboration pour développer ensemble une analyse conjointe, de partager l’information et de s’efforcer d’arriver à compréhension commune conduisant à une action précoce ».

Dans le domaine de la réponse aux conflits, il a rappelé que l’UA et les organisations sous-régionales ont déployé d’énormes efforts « pour développer et opérationnaliser la Force de réserve africaine et sa capacité de déploiement rapide ».

« Dans le cadre de notre nouveau Cadre conjoint, nous espérons continuer à soutenir le renforcement de cette Force et à explorer les synergies avec le système de préparation aux capacités de maintien de la paix des Nations Unies », a-t-il dit. « Nous devons également promouvoir des efforts coordonnés pour affronter de nouvelles menaces asymétriques à la paix et à la sécurité, telles que le terrorisme et l’extrémisme violent ».

S’agissant de la création d’une force conjointe par le G5 Sahel, le Secrétaire général a souhaité que le Conseil de sécurité « reconnaisse l’importance d’un mandat solide et d’un financement crédible pour cette force ».

En conclusion, le chef de l’ONU a estimé que le Cadre conjoint ONU-UA, l’adoption du Fonds pour la paix de l’Union africaine et la résolution 2320 du Conseil de sécurité, représentent « des mesures importantes pour redynamiser la coopération avec l’Union africaine ».

« Je m’engage à continuer de travailler avec vous tous afin d’élever notre plate-forme de coopération pour une paix, une stabilité et un développement durables sur tout le continent africain », a-t-il dit.

(Extrait sonore : António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies)

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20/10/2017
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