Financement vert : le G20 et le monde ont accompli d'énormes progrès en un an, selon l'ONU

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Des éoliennes en Roumanie. Photo Jutta Benzenberg/Banque mondiale

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a salué vendredi les énormes progrès accomplis en 2016 par les pays du G20 et d’autres Etats dans la mobilisation des milliards de dollars de capitaux publics et privés nécessaires à la réalisation d’un développement durable et à l’action climatique.

En 2015, une étude de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) indiquait que 2,5 milliards de dollars manquaient chaque année aux investissements nécessaires pour faire du développement durable une réalité dans les pays en développement.

Cependant, une nouvelle enquête du PNUE consacrée aux progrès effectués dans le financement vert souligne que les secteurs public et privé ont développé des dizaines de politiques et de produits financiers encourageants qui montrent leur détermination à renverser cette tendance.

« Le monde s’est engagé à créer un avenir meilleur pour les gens et la planète. Mais nous ne serons pas en mesure d’atteindre notre vision durable sans que le système financier mondial n’utilise son capital pour alimenter la transformation », a déclaré le Directeur exécutif du PNUE, Erik Solheim, dans un communiqué.

« Cette nouvelle recherche du PNUE, une contribution au Groupe d’étude sur les financements verts du G20 (GFSG), montre des progrès encourageants à cet égard », a ajouté M. Solheim qui s’est félicité du nombre record de nouvelles mesures, des projets ambitieux de centres financiers, et des investissements intelligents dans le domaine du financement vert.

Pour le PNUE, un financement vert à grande échelle sera essentiel pour atteindre l’objectif fixé par le G20 consistant à assurer une croissance équilibrée et soutenue.

Le rapport de synthèse des financements verts du G20, adopté lors du Sommet des dirigeants du G20 à Hangzhou, en Chine en septembre 2016, a défini sept options identifiées par le GFSG pour accélérer la mobilisation du financement vert. Au cours de la dernière année, tous les membres du G20 et la communauté internationale ont fait des progrès considérables sur ces sept options, à travers des actions nationales de plus en plus systémiques, une plus grande coopération internationale et un plus grand leadership du marché.

De plus en plus de mesures liées au financement vert ont été introduites depuis juin 2016 en comparaison à toute autre période d’un an depuis 2000. Ces tendances et mesures ont entraîné une augmentation des flux de financement vert, notamment dans l’émission d’obligations vertes, qui ont progressé d’environ 100% pour atteindre 81 milliards de dollars en 2016. Quatre nouveaux fonds d’obligations verts ont été lancés au premier trimestre de 2017.

Ces changements apportés aux règles financières ont contribué à la réaffectation du capital sur les marchés financiers et de capitaux. Un examen complet allant au-delà du financement vert pour évaluer les financements durables indique plus largement que les actifs gérés à l’échelle mondiale et de manière durable ont augmenté de 25% par rapport à la dernière enquête entreprise en 2014.

Selon le rapport, les progrès réalisés à l’échelle nationale, internationale et sur les marchés financiers et de capitaux montrent que le système financier se remodèle pour s’aligner sur les impératifs de développement durable du XXIe siècle.

« Le défi consiste maintenant à augmenter rapidement les flux de capitaux vers des investissements qui soutiendront nos Objectifs de développement durable et créeront des entreprises écologiques commercialement viables pour les décennies à venir », a déclaré M. Solheim. « Le G20 et d’autres ont amorcé le processus. Il est maintenant temps d’appuyer sur l’accélérateur ».

(Extrait sonore : mise en perspective de Jérôme Longué)

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20/10/2017
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