A Genève, la FAO et l'OMS passent en revue les normes alimentaires

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Un marché de fruits et de légumes. Photo: NobbiP

La Commission du Codex Alimentarius, l’organe des Nations Unies chargé d’établir des normes alimentaires, a commencé lundi sa 40e session à Genève.

Initiative conjointe de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Codex Alimentarius est chargé de protéger la santé des consommateurs et de veiller au respect des pratiques équitables dans le commerce international des denrées alimentaires.

Composée de 187 pays et de l’Union européenne, la Commission du Codex Alimentarius se réunit chaque année afin d’examiner afin d’examiner les normes en matière de sécurité sanitaire et de qualité des aliments ainsi que d’autres recommandations liées à l’alimentation.

Au premier jour sa 40e session, la Commission du Codex Alimentarius a adopté des limites maximales de résidus pour plusieurs médicaments parfois utilisés chez les animaux producteurs de denrées alimentaires. Ces décisions se sont basées sur une évaluation du Comité mixte FAO/OMS d’experts sur les additifs alimentaires (JECFA).

Les limites maximales de résidus ont été établies pour des médicaments comme l’Ivermectin, utilisé pour tuer les parasites sur les tissus bovins et le Lasalocide sodium, utilisé pour les mêmes raisons sur les tissus de la volaille (poulets, dindes, cailles et faisans). Des limites maximales de résidus ont également été établies pour l’insecticide Teflubenzuron, utilisé pour le saumon.

Code d’usage en matière d’hygiène pour les fruits et légumes frais

La production, la manipulation et la préparation de tous les aliments comporte des risques variés. Ces risques peuvent être réduits en adoptant de bonnes pratiques en matière d’hygiène et d’agriculture afin de lutter contre les dangers microbiens, chimiques et physiques.

L’adoption de ces pratiques contribuera à minimiser le risque de maladies alimentaires, néfastes pour les consommateurs et qui ont un impact négatif sur la santé publique. De telles situations à risque concernent également les fruits et légumes frais.

La Commission du Codex Alimentarius a ainsi révisé lundi son Code d’usage en matière d’hygiène pour les fruits et légumes frais afin de fournir aux parties prenantes des directives précises sur les chaînes de valeurs des fruits et légumes frais – en partant des producteurs jusqu’aux consommateurs.

L’objectif est de minimiser les risques microbiens, d’éviter les risques pour la santé et d’optimiser la salubrité de ces produits alimentaires, qui sont particulièrement importants pour de nombreux pays sur le marché mondial.

La 40e session de la Commission du Codex Alimentarius se tiendra jusqu’au vendredi 22 juillet.

(Extrait sonore : Docteur Kazuaki Miyagishima, Directeur à l'OMS du Département sécurité sanitaire des aliments, zoonoses et maladies d'origine alimentaire; propos recueillis par Daniel Johnson)

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23/10/2017
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