Sécheresse et agriculture: Prévoir, planifier, se préparer

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Une terre aride au Kenya, l'un des pays est-africains qui ressent actuellement les effets de la sécheresse. Photo: ©FAO/Giulio Napolitano

«Investir dans la préparation et renforcer la résilience des agriculteurs est essentiel pour faire face à des situations de sécheresse extrême», a déclaré aujourd’hui M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.

«Sauver des moyens d’existence signifie aussi sauver des vies, il s’agit surtout de renforcer la résilience», a-t-il dit alors qu’il s’exprimait à l’occasion d’un séminaire international sur la sécheresse, organisé par l’Iran, les Pays-Bas et la FAO au siège de l’agence onusienne.

Le séminaire d’aujourd’hui a pour objectif de catalyser un nouvel élan international visant à lutter contre les nombreux effets de la sécheresse, qui conduit non seulement à des souffrances liées à la faim mais cause également des pertes économiques de près de 8 milliards de dollars américains chaque année.

Raviver les efforts mondiaux de lutte contre la sécheresse est une question pressante. Alors que le climat de la planète évolue, les vagues de sécheresse se font de plus en plus fréquentes. Depuis les années 1970, le nombre de zones terrestres affectées par des situations de sécheresse a doublé.

Le fardeau est particulièrement lourd dans les pays développés où l’agriculture demeure un pilier économique. Les études montrent que plus de 80 pour cent des dégâts et pertes causées par la sécheresse sont liés au secteur agricole dans les pays en développement.

L’Afrique, en particulier, porte un lourd tribut. Entre 2005 et 2016, 84 sécheresses ont affecté 34 pays africains.

Nous ne manquons pas de connaissances, de technologies et de bonnes pratiques pour lutter contre la sécheresse, les pénuries d’eau et leurs effets sur la sécurité alimentaire, l’agriculture et le développement rural.

Au cours du séminaire d’aujourd’hui, des experts du monde universitaire, scientifique, humanitaire, ainsi que des décideurs politiques, prendront part à plusieurs sessions en petits groupes qui porteront sur les changements à apporter au niveau de la gestion de la sécheresse et sur la manière de mettre en œuvre ces changements, sur les différentes manières d’introduire des technologies améliorées aux agriculteurs afin qu’ils soient mieux préparés, sur les options disponibles pour passer d’une réponse réactive à une réponse proactive et sur la meilleure manière d’intégrer la question de la gestion de la sécheresse au Programme de développement durable à l’horizon 2030.

(Interview: Patricia Mejias Moreno, Fonctionnaire chargée des ressources en eau auprès de la Division FAO des terres et des eaux; Propos recueillis par Murielle Sarr)

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23/10/2017
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