Pourparlers sur Chypre en Suisse : l'ONU salue des débuts constructifs

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Une vue générale des participants aux pourparlers sur Chypre qui ont débuté ce 28 juin 2017 à Crans-Montana en Suisse (Photo : ONU/ J. M. Ferré).

Les négociations entre Chypriotes grecs et Chypriotes turcs ont repris mercredi à Crans-Montana, dans le canton suisse du Valais. Sous l'égide des Nations Unies, le président chypriote grec, Nicos Anastasiades, et le dirigeant chypriote turc, Mustafa Akinci, ont ainsi entamé un nouveau cycle de pourparlers pour tenter de trouver une solution au problème de la partition de cette île méditerranéenne. Dans la station valaisanne, ces discussions se tiennent avec la présence des garants la Grèce, la Turquie et le Royaume-Uni, mais aussi de l'Union européenne au titre d'observateur.

 

Les pourparlers sur Chypre sont un bon départ. De hauts responsables des Nations Unies ont salué le début de ces « consultations » qui ont démarré ce mercredi à Crans-Montana. « Nous avons eu un bon début, constructif », a d'ailleurs déclaré aux médias le Conseiller spécial du Secrétaire général de l'ONU pour Chypre. A en croire Espen Barth Eide, après la séance matinale, il a eu le sentiment que ces négociations dans cette station alpine suisse « ont une meilleure chance » pour arriver à un accord.

Même optimisme du côté du Secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires politiques qui s'est réjoui de l'«atmosphère positive » et de l'« attitude remarquablement positive » notée  dans cette localité valaisanne. Jeffrey Feltman s'est ainsi fait l'écho de l'engagement pris par le président chypriote grec, Nicos Anastasiades, et le dirigeant chypriote turc, Mustafa Akinci. Ces dirigeants ont clairement rappelé qu'ils sont à Crans-Montana pour se pencher sur tous les problèmes du dossier chypriote. Et les Nations Unies entendent de leur côté faire leur « possible pour faciliter les discussions », notamment sur le sujet de la sécurité qui est probablement le plus difficile.

Par ailleurs, M. Feltman a indiqué que le Secrétaire général de l'ONU a prévu de « rejoindre » la Conférence au « plus tard dans la semaine ».  Antonio Guterres, qui suit ce dossier de près, avait d'ailleurs appelé hier depuis New York  les participants à «saisir cette opportunité, en premier lieu pour Chypre, mais aussi pour l'ensemble de la région de la Méditerranée Orientale».

Lors d'un point de presse hier mardi à Genève, le médiateur de l'ONU avait rappelé les avancées accomplies en janvier dernier, notamment sur les questions intérieures concernant les deux délégations chypriotes: le partage de la gouvernance, la restitution des propriétés spoliées, les questions économiques, les relations avec l'Union européenne et le découpage territorial entre les deux communautés. En revanche, Espen Barth Eide a admis des positions opposées sur la question de la sécurité du futur Etat chypriote.

(Mise en perspective : Alpha Diallo, Nations Unies/Genève)

Classé sous L'info, Maintien de la paix.
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20/10/2017
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