Libye : l’envoyé de l’ONU appelle les Libyens à trouver une solution politique au conflit

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Le Conseil de sécurité entend Martin Kobler, le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Libye. (Photo:ONU)

Intervenant devant le Conseil de sécurité mercredi, le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Libye, Martin Kobler, a dénoncé l’impasse politique qui perdure et a appelé les Libyens à trouver une solution.

« En Libye, le processus de transition n’a pas été entièrement mis en œuvre. Des institutions parallèles continuent d’exister. La Chambre des représentants n’a pas reconnu le gouvernement de l’Entente nationale et n’a pas adopté l’amendement constitutionnel », a souligné M. Kobler devant les membres du Conseil.

Malgré cette impasse, il a estimé que l’Accord politique signé en décembre 2015 par les parties prenantes libyennes avait changé la situation sur le terrain.

« Le Conseil de la présidence travaille à Tripoli depuis 2016. La production de pétrole libyen dépasse 800.000 barils par jour. Daech, tout en restant une menace, n’est que l’ombre de ce qu’il était il y a un an », a-t-il souligné. « Plus important encore, que vous soyez Libyen de Benghazi, Tripoli ou

Sabha, l’Accord reste le meilleur espoir pour une solution à la crise en Libye. Les Libyens souhaitent la paix; ils désirent la sécurité; ils désirent un pays où leurs enfants ont un avenir meilleur ».

Le Représentant spécial a estimé qu’il fallait continuer de soutenir les efforts pour aider la Libye à trouver une solution durable.

« Sans progrès dans le domaine politique, les symptômes du conflit ne feront que s’aggraver », a-t-il noté.

« Les migrants continuent de mourir alors qu’ils cherchent une vie meilleure. Les femmes et les hommes dans les centres de détention et les prisons vivent un cauchemar. Les principes humanitaires fondamentaux et l’espace humanitaire sont menacés », a-t-il ajouté.

Martin Kobler a rappelé que cinq hôpitaux ont été bombardés cette année et que les fournitures humanitaires ne peuvent pas atteindre de nombreuses régions en raison de l’insécurité.

« La situation des droits de l’homme reste préoccupante. Depuis mars, 65 civils ont été tués lors d’affrontements armés, certains suite à des bombardements aveugles », a-t-il ajouté.

Il a appelé le Conseil de sécurité et la communauté internationale à ne pas rester indifférents aux souffrances causées par ce conflit et à ne pas abandonner l’espoir d’une Libye « meilleure et plus unie ».

 

 

(Mise en perspective: Cristina Silveiro)

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19/10/2017
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