Journée mondiale de l'océan : « Nos océans, notre avenir »

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Moorea, Polynésie française. Photo : Gregory Lecoeur

Les Nations Unies ont célébré jeudi la Journée mondiale de l’océan dans le cadre de la première Conférence sur les océans qui rassemble du 5 au 9 juin à New York des hauts responsables gouvernementaux, des dirigeants d’entreprise et des acteurs de la société civile pour discuter comment préserver et exploiter de manière durable cette source de vie.

« Les océans font de notre maison une planète bleue. Les océans régulent le climat, génèrent de l’oxygène et fournissent des services écosystémiques, de l’énergie et des minéraux. La vie qui se trouve sous leurs surfaces et le long des rivages est une source de nourriture et de médicaments. Les océans nous connectent, reliant les personnes et les nations par des liens culturels, et ils sont essentiels pour partager des biens et des services à travers le monde. L’importance de nos océans pour tous les êtres vivants sur notre planète ne peut être surestimée », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres dans un message pour cette journée.

« Prendre soin et exploiter nos océans de manière durable est essentiel pour atteindre les objectifs écologiques et économiques pour les communautés partout dans le monde », a-t-il ajouté.

Le chef de l’ONU a rappelé que les océans sont confrontés à de multiples menaces, qu’il s’agisse du changement climatique et de l’acidification, de la pollution, et des pratiques de pêche destructrices.

Selon lui, la préservation et l’exploitation durable des océans ne sont possibles que « si nous réussissons à répondre efficacement aux menaces auxquelles les océans sont confrontés ». « Cela nécessite une collaboration à tous les niveaux et dans de nombreux secteurs. Notre avenir sera donc déterminé par notre volonté collective de partager des informations et de trouver des solutions aux problèmes communs », a-t-il conclu.

De son côté, la Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a estimé qu’« un océan sain nécessite de solides connaissances mondiales des services océaniques ».

« On ne peut gérer ce qu’on ne peut mesurer, et aucun pays seul n’est capable de mesurer la myriade de changements de l’océan. Des Fidji à la Suède, de la Namibie à l’Arctique, tous les gouvernements et partenaires doivent échanger leurs connaissances afin d’élaborer des politiques communes fondées sur la science », a-t-elle dit dans un message.

Cérémonie marquant la Journée mondialde de l’océan à l’Assemblée générale. (Photo:ONU/Kim Haughton)

Réaliser l’Objectif de développement durable (ODD) 14, qui concerne les océans, « exige de nouvelles solutions scientifiques et leur transformation en stratégies et décisions éclairées », a-t-elle ajouté.

L’UNESCO et ses partenaires recommandent que 2021-2030 soit la Décennie internationale de l’océanologie au service du développement durable. « Nous invitons toutes les personnes intéressées à nous rejoindre et à contribuer à transformer les idées en un vaste plan d’action concertée, assorti de buts et de responsabilités partagés », a dit Mme Bokova.

Fabien Cousteau, petit fils de Jacques, Sylvia Earl, Sir Richard Branson et astronautes étaient parmi les défenseurs éminents des océans qui ont participé à la cérémonie pour marquer cette Journée organisée dans l'auguste hall de l'Assemblée générale illuminé d'un bleu profond. Un groupe d'enfants est également intervenus depuis le Siège de l'UNESCO à Paris appelant les dirigeants à prendre les mesures nécessaires pour améliorer l'état de notre planète et nos océans.

 

(Extrait sonore : jeunes intervenants depuis l'UNESCO à Paris lors de la cérémonie à l’Assemblée générale)

 

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20/10/2017
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