Genève : l'ONU accuse Daech d'avoir exécuté 163 civils à Mossoul et brandit aussi la menace d'une enquête internationale en RDC

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Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme. M. Zeid Ra'ad Al Hussein, lors de la présentation de son rapport à Genève (Photo: ONU/J. M. Ferré)

La 35e session du Conseil des droits de l'homme s'est ouverte ce mardi à Genève par une mise à jour orale des activités du Haut-Commissariat aux droits de l'homme. M. Zeid Ra'ad Al Hussein a condamné dans les termes les plus  fermes les lâches attaques perpétrées par des groupes terroristes dans le monde, notamment par Daech et les autres groupes affiliés. Le Haut-Commissaire Zeid a également brandi la menace d'une enquête internationale concernant les violences dans les Kassaï, en République démocratique du Congo.

 

Devant le Conseil des droits de l'homme, le Chef des droits de l'homme a brandi la menace d'une enquête internationale sur les violences aux Kassaï. Zeid Ra'ad Al Hussein a indiqué attendre d'ici deux jours des engagements de la République démocratique du Congo. A moins qu'il reçoive « d'ici le 8 juin des réponses appropriées du gouvernement congolais concernant une enquête conjointe », le Haut-Commissaire aux droits de l'homme insisterait pour la création d'un mécanisme d'enquête international pour les Kasaï.

Par ailleurs,  M. Zeid a déploré les difficultés d'accès en RDC et a annoncé l'envoi la semaine prochaine d'une équipe” dans les pays voisins pour rencontrer les personnes qui ont fui les attaques.

Autre source de préoccupation soulevée lors de cette mise à jour orale du Haut-Commissaire, la politique de la terreur de Daech. Zeid Ra'ad Al Hussein a ainsi accusé le groupe djihadiste de l'Etat islamique (EI) de nouvelles exactions en Iraq.

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Zeid Ra'ad Al Hussein a indiqué que le groupe djihadiste a tué 163 personnes qui, le 1er juin, cherchaient à fuir l'Ouest de la ville iraquienne de Mossoul. « La brutalité de Daech (acronyme arabe de l'EI) et d'autres groupes terroristes ne connaît apparemment aucune limite », a-t-il déclaré, devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU

Dans ces conditions, le Haut-Commissaire condamne dans les termes les plus fermes ces crimes contre d'innocents civils. Toutefois, il est d'avis que le terrorisme doit être éradiqué par les gouvernements, mais de manière intelligente, tout en préservant les droits humains. De son point de vue, pour toute personne injustement détenue, humiliée, abusée, torturée sous couvert de vagues lois antiterroristes, ce n'est pas cette seule personne qui est atteinte, mais toute sa famille; envoyez ainsi une personne en prison et vous en aurez six ou sept autres opposées au gouvernement, dont certaines sont capables d'aller plus loin, a-t-il prévenu.

(Mise en perspective : Alpha Diallo, Nations Unies/Genève)

 

 

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14/12/2017
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