Côte d’Ivoire, exemple phare en matière de désarmement, démobilisation et réintégration

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Casques bleus de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI). Photo : ONU / Basile Zoma

Au cours des trois dernières décennies, le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR) ont joué un rôle clé dans la prévention de la violence, la stabilisation et le soutien aux processus politiques, a affirmé lundi au nom du Secrétaire général des Nations Unies, la Secrétaire générale adjointe et Haut-Représentante pour les affaires de désarmement au sein du Bureau des affaires de désarmement. Izumi Nakamitsu, a estimé, lors d’une table ronde de haut niveau, que le DDR est devenu partie intégrante des opérations de paix à travers le monde, en mettant en exergue l'exemple de la Côte d'Ivoire.

« Cette contribution cruciale au maintien de la paix se manifeste par des programmes de DDR réussis, comme en témoigne les cas de l’Amérique centrale, de l’Angola, de la Sierra Leone, du Libéria et, bien sûr, de la Côte d’Ivoire » a-t-elle declaré au nom d'António Guterres, précisant que le DDR est devenu une partie intégrante des opérations de paix à travers le monde.

Pour réussir, le DDR doit être adapté au cadre politique global afin de résoudre le conflit. Pour être durable, il faut tenir compte des opérations concurrentes de sécurité et de stabilisation, y compris les réformes du secteur de la sécurité ainsi que la réinsertion à long terme et multidimensionnelle des anciens combattants.

La volonté politique au plus haut niveau, un financement adéquat et la prise en compte des griefs politiques économiques et sociaux des ex-combattants figurent parmi les éléments clefs de la réussite du DDR, a souligné Thomas Kontogeorgos, en donnant lecture d’une allocution du chef de la section DDR des opérations de maintien de la paix, au nom du Sous-Secrétaire général à l'état de droit, Alexander Zouev.

« La réintégration doit veiller à ce que les griefs politiques, économiques et sociaux des anciens combattants soient bien pris en compte, sinon cela peut nuire de manière significative aux efforts de DDR et au processus de paix en tant que tel », a déclaré Thomas Kontogeorgos, ajoutant que « les initiatives de DDR ne peuvent être soutenues si elles ne sont pas soutenues par des programmes de réinsertion à long terme bien financés pour les ex-combattants ».

« Selon l'approche intégrée du DDRS, la réinsertion dure au moins 5 ans, il est donc impératif de concevoir dès le début des programmes pluriannuels avec des partenaires tels que la Banque mondiale » a-t-il conclu.

(Extrait sonore : Thomas Kontogeorgos, chef de la section DDR des opérations de maintien de la paix au nom d'Alexandre Zouev, Sous-Secrétaire général à l'état de droit)

 

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23/10/2017
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