Conférence mondiale sur les océans : des mesures pour inverser le déclin de la santé des océans

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Des poissons et des coraux à Tonga. Photo PNUE GRID Arendal/Glenn Edney

Au dernier jour de la Conférence sur les océans au siège de l’ONU à New York, les 193 États membres des Nations Unies se sont mis d’accord à l’unanimité vendredi sur un ensemble de mesures destinées à inverser le déclin de la santé des océans.

Le document final, contenant plus de 1.300 engagements à agir, marque une percée dans l’approche globale de la gestion et de la préservation des océans.

La Conférence sur les océans, la première conférence des Nations Unies sur ce sujet, a permis pendant cinq jours de discuter des problèmes affectant les océans, de la pollution marine à la surpêche, de l’acidification des océans au manque de gouvernance de la haute mer.

« La Conférence sur les océans a changé nos relations avec l’océan », a déclaré le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Peter Thomson. « Désormais, personne ne peut dire qu’il n’était pas au courant du mal que l’humanité cause à la santé des océans. Nous nous efforçons maintenant dans le monde entier de restaurer une relation d’équilibre et de respect envers l’océan ».

Le Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales et  Secrétaire general de la Conférence sur les océans, Wu Hongbo, a déclaré que la Conférence avait marqué un grand pas en avant pour la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD).

« Les participants, qu’il s’agisse des États membres, des ONG, de la société civile, du secteur privé, de la communauté scientifique et des milieux universitaires, ont participé à toute une série de discussions et d’échanges d’informations sur les dernières connaissances scientifiques », a-t-il déclaré. « Ils ont présenté de nombreuses solutions innovantes, qui peuvent nous aider à atteindre l’objectif 14 du développement durable ».

Reconnaissant que le bien-être des générations présentes et futures est inextricablement lié à la santé et à la productivité de l’océan, les pays ont convenu collectivement dans leur Appel à l’action « d’agir de manière décisive et urgente, convaincus que notre action collective aura un impact significatif pour nos populations, notre planète et notre prospérité ».

L’Appel à l’action devait officiellement être adopté à la fin de la Conférence vendredi, ainsi que les rapports des sept dialogues de partenariat qui ont porté sur l’élargissement des solutions et les engagements volontaires à agir

Dans l’Appel à l’action, les pays acceptent de mettre en œuvre des stratégies solides et durables pour réduire l’utilisation des plastiques et des micro-plastiques, comme les sacs en plastique et les plastiques à usage unique. Les pays ont également convenu d’élaborer et de mettre en œuvre des mesures efficaces d’adaptation et d’atténuation face à l’acidification des océans et des côtes, à l’élévation du niveau de la mer et à l’augmentation des températures de l’océan. L’appel reconnaît l’importance de l’Accord de Paris sur les changements climatiques.

L’Appel à l’action comprend également des mesures visant à protéger les écosystèmes, comme les mangroves, les marécages, les herbiers marins et les récifs coralliens, et à améliorer la gestion durable des pêches, y compris la restauration des stocks de poissons dans les plus brefs délais. Les pays sont appelés à interdire certaines formes de subventions à la pêche qui contribuent à la surcapacité et à la surpêche et à éliminer les subventions qui contribuent à la pêche illégale, non déclarée et non réglementée.

(Mise en perspective par Laetitia Kouassi)

 

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16/10/2017
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