Cinquante ans après la guerre arabo-israélienne, seule la solution à deux Etats peut amener la paix, selon l'ONU

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Un point d'accès à un village du gouvernorat d'Hébron bloqué par les forces israéliennes en juin 2016 (archives). Photo: OCHA

Alors qu’il y a 50 ans débutait la guerre arabo-israélienne appelée aussi ‘guerre des Six jours’, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a appelé à ne pas abandonner l’objectif de la solution à deux Etats et a réitéré son offre de travailler avec toutes les parties prenantes concernées pour soutenir un véritable processus de paix.

En 1967, du 5 au 10 juin, la guerre qui a opposé les forces israéliennes d’une part et les armées égyptienne, jordanienne et syrienne d’autre part, a entraîné l’occupation israélienne de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est, de Gaza et du Golan syrien ainsi que le déplacement de centaines de milliers de Palestiniens et de Syriens.

« Cette occupation a imposé un lourd fardeau humanitaire et de développement au peuple palestinien », a rappelé António Guterres dans une déclaration publiée lundi. « Parmi eux, des Palestiniens, génération après génération, ont été forcés de grandir et de vivre dans des camps de réfugiés de plus en plus bondés, beaucoup dans une pauvreté abjecte et avec peu ou pas de perspectives de vie meilleure pour leurs enfants », a-t-il déploré.

Le Secrétaire général a souligné que l’occupation a façonné la vie des Palestiniens et des Israéliens et a alimenté les cycles récurrents de violence et de représailles. « Sa perpétuation envoie un message indubitable à des générations de Palestiniens selon lequel leur rêve d’Etat est destiné à rester seulement un rêve; et aux Israéliens que leur désir de paix, de sécurité et de reconnaissance régionale reste inaccessible ».

Pour le chef de l’ONU, mettre fin à l’occupation qui a commencé en 1967 et obtenir un résultat négocié aboutissant à deux Etats est le seul moyen de jeter les bases d’une paix durable qui réponde aux besoins de sécurité israéliens et aux aspirations palestiniennes d’État et de souveraineté. « C’est le seul moyen de réaliser les droits inaliénables du peuple palestinien », a-t-il dit.

La poursuite de la construction et de l’expansion des colonies, la violence et son incitation, l’accumulation d’armes illicites et l’activité militante à Gaza risquent de créer la réalité d’un État qui est incompatible avec la réalisation des aspirations légitimes nationales et historiques des deux peuples, a prévenu António Guterres.

« Il est maintenant temps de revenir aux négociations directes pour résoudre toutes les questions concernant le statut final sur la base des résolutions, des accords et du droit international pertinents de l’ONU », a déclaré le Secrétaire général. « Il est maintenant temps de mettre fin au conflit en établissant un Etat palestinien indépendant, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité avec l’Etat d’Israël ».

António Guterres a rappelé que le règlement du conflit israélo-palestinien permettra d’éliminer un élément moteur de l’extrémisme et du terrorisme violents au Moyen-Orient et ouvrira les portes à la coopération, à la sécurité, à la prospérité et aux droits de l’homme pour tous.

« En 1947, sur la base de la résolution 181 de l’Assemblée générale des Nations Unies, le monde a reconnu la solution à deux États et a appelé à l’émergence d’«États indépendants arabe et juif» », a rappelé le chef de l’ONU. « Le 14 mai 1948, l’État d’Israël est né. Près de sept décennies plus tard, le monde attend toujours la naissance d’un Etat palestinien indépendant ».

(Mise en perspective par Pascal Sim)

Classé sous L'info, Maintien de la paix.
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23/10/2017
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