Aide humanitaire : accroître l'accès aux communautés les plus vulnérables

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Jan Egeland, Secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfjugiés (Photo : ONU/Jean-Marc Ferré)

Les principales opérations d’aide visant à aider les personnes les plus vulnérables dans le monde échouent “dans de trop nombreux d’endroits” malgré les énormes efforts déployés par de courageux travailleurs humanitaires. Tel est le constat dressé jeudi, à Genève, par de hauts responsables de l'aide humanitaire.

Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU, Stephen O’Brien, et l'un de ses prédécesseurs, qui dirige actuellement l'Agence norvégienne en charge des réfugiés, Jan Egeland, ont présenté un nouveau rapport sur les opérations de l’agence d’aide dans les zones de conflit. Ses résultats montrent que «trop peu» d'organismes de secours atteignent les communautés vulnérables, en dépit d’un véritable engagement à rester et à fournir de l’aide, dans un nombre croissant de crises liées aux conflits.

Selon Jan Egeland, il y a trop peu de travailleurs humanitaires où les femmes, les enfants blessés, les plus vulnérables ont souvent besoin de l'aide humanitaire. « C’est très dangereux, très difficile, c'est très exigeant et cela demande des efforts intenses que de travailler, de rester et de fournir de l'aide à Faluja, en Iraq, sur le terrain en Somalie, dans le nord-est du Nigéria ou en Syrie », a déclaré Jan Egeland.

Aussi, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), le Centre norvégien pour les réfugiés et l'Institut Jendal pour les Affaires Internationales ont listé tout ce qui est nécessaire pour amener plus d’agences en première ligne, de sorte que les actions de la communauté humanitaire soient plus prévisibles là-bas pour ceux qui en ont le plus besoin.

Jan Egeland a aussi souligné la nécessité de disposer d’un partenariat solide avec les bailleurs de fonds qui doivent prendre les risques nécessaires, et qui doivent investir dans la gestion des risques et dans tous les efforts de sécurité nécessaires. Et ce alors que la communauté internationale échoue trop souvent à soutenir les agents de secours nationaux qui sont beaucoup plus exposés aux attaques que les travailleurs humanitaires internationaux.

(Extrait sonore : Jan Egeland, Secrétaire général du Conseil norvégien des réfugiés)

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19/10/2017
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