Violence sexuelle dans les conflits : agir pour remplacer l'horreur par l'espoir

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Amina Mohammed, Vice-Secrétaire générale des Nations Unies (Crédit photo : ONU/Manuel Elias)

Sous la présidence de l'Uruguay, le Conseil de sécurité a examiné ce matin, à New York, de la question de la violence sexuelle en période de conflit comme tactique de guerre et de terrorisme. Première oratrice du débat, Amina J. Mohammed, Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, a exhorté la communauté internationale à se solidariser avec les survivants et les communautés vulnérables et à remplacer l’horreur par l’espoir.

« C’est le test décisif de notre engagement et de notre responsabilité de protéger les populations les plus vulnérables de la plus grave violation des droits de l’homme », a-t-déclaré.

Le débat organisé à l'initiative de l'Uruguay avait notamment pour objectif d'attirer l'attention sur les pratiques observées dans le contexte des déplacements causés par les conflits, de la montée de l'extrémisme violent et du terrorisme, de la traite des êtres humains aux fins d'exploitation sexuelle, de l'utilisation des femmes et des filles dans le cadre d'une économie politique de guerre, de la stigmatisation associée aux violences sexuelles, et des difficultés posées par la réinsertion socioéconomique.

Lors de son intervention, la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies a fait valoir que les membres des Nations Unies ont la responsabilité solennelle de transformer une culture d’impunité centenaire en une culture de responsabilité et de dissuasion.

« Nous ne pouvons pas nous permettre d’être complaisants ou de manquer d'attention. Nous devons relever ces nouveaux défis à l’horizon et nous devons garder braqués les projecteurs internationaux sur ce crime qui a été historiquement laissé dans l’ombre », a déclaré Amina J. Mohammed.

La Vice-Secrétaire générale a estimé que toutes les paroles prononcées, les lois et résolutions adoptées ne signifieraient absolument rien si les violations ne sont pas punies dans la pratique. Or, il existe un devoir sacré de prendre soin des survivants.

(Extrait sonore : Amina J. Mohammed, Vice-Secrétaire général des Nations Unies)

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15/12/2017
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