Somalie : renforcer la paix et consolider l'état de droit

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Le Conseil de sécurité a examiné dans la matinée du mercredi 17 mai 2017 la situation en Somalie en entendant, par vidéoconférence, l’intervention du Représentant special adjoint de l’ONU dans le pays (Crédit photo : ONU/Manuel Elias)

Le Conseil de sécurité a tenu mercredi matin, à New York, un long débat sur la situation en Somalie. Les quinze ont tout d'abord entendu l'intervention par vidéoconférence de Raisedon Zenenga, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies. Ce dernier a passé en revue le contexte politique, sécuritaire, économique et humanitaire du pays. Il a mis en avant les opportunités générées par la prise de fonctions du nouveau Président et la mise en place d'un gouvernement, mais aussi les résultats de la récente Conférence de Londres sur la Somalie.

Raisedon Zenenga a insisté sur la réponse des donateurs à la grave sècheresse observée depuis plusieurs mois sans oublier le rôle central des Nations Unies en matière de sécurité au cours de la transition qui doit s'opérer durant les quatre prochaines années.

Raisedon Zenenga a indiqué que la réponse élargie des organisations humanitaires a jusqu’à présent évité une famine, tout en soulignant que les besoins humanitaire augmentent plus rapidement que le rythme de la réponse. De fait, la moitié à peine des 3 millions de personnes ayant besoin de nourriture ont reçu une assistance. Au total 669 millions de dollars ont été reçus ou promis, mais il manque 831 millions de dollars pour mener à bien le plan d'intervention humanitaire de 2017.

Par ailleurs, le Représentant spécial adjoint a indiqué qu'au cours des deux derniers mois, le gouvernement fédéral et les États fédéraux ont adopté des premières mesures importantes, renforçant l’espoir que la consolidation de la paix et de l’État pourrait être accomplie au cours du mandat actuel du nouveau gouvernement.

Conscients de la nécessité de réduire l'insécurité causée, notamment par Al Shabaab, et le déficit de crédibilité dont souffrent les institutions, les autorités ont montré leur détermination à travailler avec le secteur privé et à s’engager de manière constructive avec les partenaires internationaux.

Le Représentant spécial adjoint s'est félicité de la conclusion, le 16 avril, juste deux mois après la prise de fonctions du président Farmaajo, d'un Accord politique très attendu sur l’architecture de sécurité nationale qui définit la taille, la structure, la composition, le commandement et le contrôle, ainsi que les modalités de financement des forces de sécurité somaliennes, selon un modèle fédéral.

C'est pourquoi, les résultats de la Conférence de Londres sur la Somalie, qui a eu lieu Il y a six jours, et l’examen conjoint Union africaine et ONU concernant la coopération entre la Mission de l’AMISOM et les forces de sécurité somaliennes, qui est actuellement en cours, sont si importants. Ceci est pris en compte dans deux accords clés issus de la Conférence. Elle a débouché notamment sur un Pacte de sécurité entre la Somalie et 42 partenaires internationaux.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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18/10/2017
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