La santé est une question de droits, affirme le nouveau chef de l'OMS

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Le Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l'OMS élu, lors d'une conférence de presse à Genève. Photo ONU/Daniel Johnson

Le Directeur général élu de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, a exposé mercredi ses priorités aux journalistes à Genève lors d’une conférence de presse, soulignant notamment la nécessité pour les États membres de fournir des soins de santé à tous et de mettre en oeuvre des règlements sanitaires internationaux.

Le Dr. Tedros remplace le Dr. Margaret Chan qui a dirigé l’agence onusienne ces 10 dernières années.

Il a expliqué qu’en Éthiopie, il est d’usage d’utiliser le premier prénom, et il a suggéré que ce serait la meilleure façon de parler de lui et de s’adresser à lui.

Répondre aux défis qui l’attendent pourrait être plus compliqué, puisque comme l’a déclaré le Dr. Tedros la raison première pour laquelle l’OMS a été créée il y a près de 70 ans reste vraie aujourd’hui : fournir un accès à des soins de santé pour tous.

« Tous les chemins devraient mener à une couverture de santé universelle », a-t-il déclaré devant les journalistes, et selon lui ce leitmotiv devrait être au centre des préoccupations de l’OMS.

« Ce que le monde a promis en 1948 – la santé pour tous – lorsque l’OMS a été établie est vraie aujourd’hui, mais la moitié de notre population n’a toujours pas accès aux soins de santé, à la couverture universelle de santé », a-t-il dit.

« Je pense qu’il est temps que nous passions de la parole aux actes et le monde entier ne demande que ça … la santé comme une question de droits, une fin en soi », a-t-il ajouté.

Une autre mission clé de l’OMS consiste à gérer les crises sanitaires mondiales, a déclaré le Dr. Tedros, soulignant les changements mis en place par son prédécesseur, le Dr. Margaret Chan, qui ont conduit à la détection rapide de l’épidémie actuelle d’Ebola en République démocratique du Congo.

Mais davantage de réformes sont nécessaires, a-t-il insisté, faisant référence à la nécessité pour les gouvernements d’accélérer les règlementations décidées à l’échelle internationale pour mieux lutter contre les épidémies à l’avenir.

Une question majeure, selon le Dr. Tedros, est de regagner la confiance des États membres et de s’assurer d’utiliser au mieux leurs contributions.

(Mise en perspective par Laetitia Kouassi)

Classé sous L'info, Le Journal, Santé.
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14/12/2017
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