La réalisation des Objectifs mondiaux requiert des actions concrètes en matière de financement du développement

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Christine Lagarde, Directrice générale du Fonds monétaire international (par Vidéo conférence)

A l’ouverture à New York du Forum du Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies consacré au suivi du financement du développement, plusieurs responsables du système onusien ont réaffirmé lundi la nécessité de mesures tangibles, cohérentes et inclusives de la part des acteurs pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD).

Le Président de l’ECOSOC, Frederick Musiiwa Makamure Shava, a rappelé qu’avec l’adoption, en 2015, du Plan d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement, le cadre global du financement du développement avait été fixé pour soutenir les ODD à l’horizon 2030.

Vu le contexte difficile actuel que traverse le monde, la réalisation des ODD rend l’application du Plan d’Addis-Abeba encore plus importante, a-t-il souligné. « Le monde nous regarde et attend beaucoup de cette réunion », a affirmé le Président de l’ECOSOC.

M. Shava a indiqué que la présente réunion de haut niveau avec les institutions de Bretton Woods permettra aux différents acteurs du financement du développement de dialoguer, favorisant ainsi la cohérence et la coopération de leurs actions respectives.

Cette réunion, a-t-il ajouté, est aussi une plateforme pour une action concrète. Ses conclusions et recommandations intergouvernementales comprennent une panoplie de mesures et d’actions politiques qui peuvent changer la trajectoire de l’économie mondiale et venir en aide aux pays dans leur réalisation des ODD.

Le Président de l’ECOSOC a en outre indiqué que le document final de cette réunion de haut niveau souligne clairement que « notre engagement pour la coopération multilatérale dans le domaine du développement durable » est plus crucial que jamais.

Pour Christine Lagarde, Directrice générale du Fonds monétaire international, la seule façon d’atteindre les objectifs de développement durable est aussi à travers une communication ouverte et la collaborationles politiques décrites dans le programme d’action d’Addis-Abeba sont d’une importance vitale. Et que FMI progresse dans l’application de ce programme de plusieurs façons.Aussi elle a présenté un plan en cinq points.

D’abord, Le FMI continue à renforcer l’architecture financière mondiale et à aider les pays à la recherche de financement extérieur pour soutenir le développement. Deuxièmement, il aide les pays à renforcer leur mobilisation des recettes intérieures ce qui est essentiel pour fournir la capacité des ODDs dans la santé, l’éducation et l’infrastructure. Troisièmement, il évalue l’impact négatif que les flux financiers illicites, y compris l’évasion fiscale peuvent avoir sur les efforts de développement. Ils soutiennent aussi des réformes qui traitent du blanchiment d’argent et le financement du terrorisme , y compris par l’évaluation des risques. Quatrièmement dans le cadre du travail du FMI sur la croissance et la résilience, il s’est engagé avec les petits États pour les aider à construire leur micro résilience économique et financière aux catastrophes naturelles et aux changements climatiques. Enfin, Le FMI continue à travailler avec une variété d’actionnaires, à la fois au niveau public et privé pour promouvoir le développement durable et d’explorer des instruments innovants pour gérer la dette publique.

(Extrait sonore: Christine Lagarde, Directrice générale du Fonds monétaire international,FMI)

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17/10/2017
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