Genève : le Conseil des droits de l'homme se penche sur la lutte antidrogue aux Philippines

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Le sénateur philippin Alan P. Cayetano lors de la présentation de son rapport au Conseil des droits de l’homme à Genève (Photo: ONU/HRC Secretariat).

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU poursuit ce lundi à Genève les travaux de sa 27e session de l'Examen Périodique Universel (EPU). Au cours de cette réunion de ce mécanisme central de l'organe onusien consacrée à la situation aux Philippines, il a été beaucoup de la lutte antidrogue dans ce pays.  Lors des travaux, de nombreuses délégations ont dénoncé les milliers de morts recensés dans la campagne antidrogue depuis l'arrivée au pouvoir du président Rodrigo Duterte l'an dernier.

 

Lors de l'examen à Genève de la situation des droits de l'Homme aux Philippines par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, certains pays comme le Canada ont qualifié les milliers de morts recensés dans le cadre de la campagne antidrogue à Manilles, comme une vague d'exécutions extrajudiciaires. A l'image de certaines délégations comme celles de la France ou de l'Allemagne, Ottawa a demandé à Manille de « mettre un terme aux exécutions extrajudiciaires, aux disparitions, aux arrestations illégales, aux tortures et au harcèlement ».

Face aux rapports inquiétants sur les conséquences de cette lutte antidrogue dans le domaine des droits de l'homme et la demande d'enquêtes sur les exécutions rapportées, le sénateur philippin Alan Cayetano, un proche du président, a dénoncé ce qu'il a appelé une campagne des défenseurs des droits de l'homme et des médias pour déformer la politique antidrogue du gouvernement.

« Une campagne a été menée contre les drogues illicites afin de préserver la vie du peuple philippin et d'empêcher que le pays ne devienne un narco-état, fait remarquer le sénateur philippin Alan Peter Cayetano. A tout moment, le Gouvernement du Président Duterte à chercher à faire respecter le droit. De fait, le Président Duterte a une politique de tolérance zéro contre ceux qui violent la Loi.  Maintenant, des faits alternatifs sont été utilisés par les détracteurs du pouvoir et ensuite relayés par certains médias occidentaux.

Je vous rappelle tout de même que pendant les six ans avant l'arrivée du Président Duterte au pouvoir, le gouvernement précédent a mené 93.197 opérations contre les trafiquants de stupéfiants. Aujourd'hui en dix mois à peine, il y a en tout, 5.503 opérations antidrogues menées dans notre pays. La réalité, c'est que ce sont des chiffres qui témoignent d'un plus grand nombre d'opérations policières.  Plus de 64.917 barrons de la drogue ont été arrêtés. Ils ont été arrêtés et on leur a assuré un procès équitable conformément à la législation philippine. Je tiens à le préciser, ces personnes n'ont pas été tuées. Concernant les chiffres d'homicide, ce sont 9.432 cas comparés à une moyenne de 11.000 à 16.000 pour la précédente administration. Il n'y a pas de nouvelles vagues d'assassinats aux Philippines ».

Il a déclaré que les ennemis du gouvernement recouraient à une tactique politique consistant à manipuler les chiffres de morts afin de saper la lutte contre le fléau qui empoisonne la société philippine.

(Extrait sonore : Alan Peter Cayetano, Sénateur philippin)

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18/12/2017
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