Déclaration sur les droits des peuples autochtones : un jalon dans l'histoire de l'ONU

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L'Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones qui se déroulent actuellement au Siège de l'ONU à New York jusqu’au 5 mai, vise à mettre en lumière les progrès accomplis et les difficultés rencontrées dix ans après la déclaration des Nations Unies sur les Droits des peuples autochtones.

Cette declaration, adoptee le 13 septembre 2007, pourvoit un cadre normatif qui met l’accent sur les droits des peuples autochtones à maintenir et à renforcer leurs propres institutions, cultures et traditions et à poursuivre leur développement en fonction de leurs propres besoins et aspirations.

Dans un entretien accordé à ONU Info, l’actuelle Présidente de l’Instance permanente et médecin Touarègue, Mariam Wallet Aboubacrine, dresse le bilan de ce cadre juridique.  « Maintenant, 10 ans après, il y a eu lentement des avancées » explique Mariam Wallet Aboubacrine, indiquant non seulement l'apport juridique mais aussi les efforts pour le mettre en œuvre tant au sein de l'ONU que dans divers pays.

Elle évoque notamment la Commission de vérité et réconciliation du Canada qui s'est fortement appuyer sur cet instrument, mais aussi les étapes franchies par la République du Congo, la République centrafricaine et le Tchad.

Pour la Présidente, les États doivent néanmoins créer l’espace judiciaire afin que les peuples autochtones puissent « avoir le pouvoir de faire recours à la Déclaration ».

« Il faut dépasser le niveau de reconnaissance politique seulement; nous voudrions l’avoir dans la vie de tous les jours des peuples autochtones, et ça serait le bilan qu’on voudrait avoir dans dix ans », precise-t-elle.

(Interview :  Mariam Wallet Aboubacrine, Présidente de l’Instance permanente et médecin Touarègue; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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15/12/2017
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