A Pékin, António Guterres appelle à revitaliser la coopération internationale pour le bien commun

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Antóno Guterres intervient au Forum Une ceinture une route à P´kin en Chine.

Le « monde multipolaire » a besoin d’une coopération multilatérale pour faire face aux menaces communes et saisir les opportunités partagées, a affirmé le Secrétaire général des Nations Unies dimanche à Pekin, en Chine, lors de l'ouverture du Forum "Une ceinture ,une route".

« Le monde d’aujourd’hui est à un moment critique. Nous sommes confrontés à des défis sans précédent et à des opportunités uniques, avec le potentiel d’un avenir largement contrasté », a déclaré António Guterres au forum international de deux jours organisé par le gouvernement chinois.

"Une ceinture, une route", connu sous ses sigles anglophones "OBOR", est le plan de développement de commerce et d’infrastructures proposé par la Chine pour connecter l’Asie à l’Europe et à l’Afrique.  Lancé en 2013, il touche plus de 60 pays et vise à établir des partenariats économiques « mutuellement bénéfiques » le long de l'ancienne route de la soie, allant de la Chine jusqu'en Europe occidentale, ainsi que le long d'une route de la soie « maritime » partant de la Chine jusqu'en Afrique et en Europe.

Lors du Forum, le chef de l'ONU a rappelé que le monde a fait des progrès remarquables dans le développement humain au cours des dernières décennies.

« La proportion de personnes vivant dans l’extrême pauvreté a diminué de moitié. La Chine seule a extrait plus de 600 millions de personnes de la pauvreté », a-t-il donné pour exemple, citant également les progrès mondiaux effectués dans l’accès à l’eau potable, à l’éducation et la santé ainsi que dans le renforcement des réseaux grâce aux innovations technologiques.

António Guterres a toutefois signalé que des millions de personnes sont laissées pour compte, et que pour beaucoup, le chemin de la prospérité s’est avéré difficile à atteindre, faisant référence aux inégalités sources de tensions sociales et de conflits, à la dégradation rapide des écosystèmes de la planète, aux dangers du changement climatique et aux conflits anciens toujours non résolus.

Selon António Guterres, le défi consiste à revitaliser la coopération internationale pour le bien commun et à créer des vies de paix et de dignité pour tous.

A cette fin, il a souligné le « potentiel immense » d’intégration économique de l’initiative ‘Une Ceinture, une Route’ et a appelé à renforcer les liens entre l’initiative chinoise et les Objectifs de développement durable à l'horizon 2030.

« Si l’initiative ‘Une ceinture, une route’ et le Programme 2030 sont différents dans leur nature et leur portée, les deux ont le développement durable comme objectif primordial », s’est félicité António Guterres. « Les deux s’efforcent de créer des opportunités, des biens publics mondiaux et une coopération gagnant-gagnant. Et tous les deux visent à approfondir la « connectivité » entre les pays et les régions: connectivité dans les infrastructures, le commerce, les finances, les politiques et, peut-être, le plus important, parmi les peuples ».

« Les 17 Objectifs peuvent guider les politiques et les actions d'’Une ceinture, une route’ » a précisé le chef de l'ONU.

Pour António Guterres, l’initiative « Une ceinture, une Route » rappelle clairement l’ancienne route de la soie dont l’esprit doit être amené vers de nouveaux sommets pour le bénéfice de tous.

« Comme le dit un dicton chinois, « construire la route est le premier pas vers la prospérité ».

« Le système des Nations Unies est prêt à parcourir cette route avec vous afin d’atteindre les objectifs de développement durable et de respecter notre promesse de ne laisser personne de côté », a-t-il conclu.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

 

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23/10/2017
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