Syrie :profondément préoccupée par l’utilisation présumée d’armes chimiques à Khan Shekhun, l’ONU attend les résultats des enquêtes

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Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres. Photo: ONU/Manuel Elias (archive)

Le Secrétaire général des Nations Unies, l’Envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, la Commission indépendante d'enquête sur la Syrie et l'Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) ont condamné mardi l’attaque présumée à l’arme chimique rapportée par les médias mardi matin dans la région de Khan Shaykhun, au sud d’Idlib, en Syrie.

Selon les informations préliminaires cette attaque aurait tué des dizaines de civils dont des enfants.

Le Secrétaire général des Nations Unies s'est dit profondément préoccupé par les rapports d’utilisation présumée d’armes chimiques dans un raid aérien à Khan Shaykhun.

António Guterres a exprimé ses sincères condoléances aux victimes de l’incident et leur famille.

Le chef de l'ONU a affirmé que l'ONU n'est pas en mesure à l’heure actuelle de verifier indépendamment les rapports concernant l'attaque et a rappele que le Conseil de sécurité avait auparavant déterminé que l’utilisation d’armes chimiques constitue partout une menace pour la paix et la sécurité internationales et une violation grave du droit international.

« Ce qui est arrivé ce matin est horrible, et je suis sûr que l’ONU va demander – et je suis sûr qu’il y aura une réunion du Conseil de sécurité à cet égard – afin d'établir clairement les responsabilités et rendre des comptes », a déclaré l'Envoyé Staffan de Mistura en marge de la Conférence sur l'avenir de la Syrie et la région à Bruxelles.

Le Directeur général de l’OIAC, Ahmet Üzümcü, s'est dit gravement préoccupé par les allegations. Selon lui la Mission d’établissement des faits de l’OIAC (FFM) est en train de recueillir et d’analyser des informations provenant de toutes les sources disponibles. La FFM rendra compte de ses conclusions au Conseil exécutif de l’OIAC et aux États parties à la Convention sur les armes chimiques.

La Commission d’enquête indépendante de l'ONU sur la République arabe syrienne a condamné « dans les termes les plus forts » les attaques présumée à l'arme chimique ainsi que celle contre un hôpital.

Selon elle tant l’utilisation des armes chimiques comme le ciblage délibéré des installations médicales, équivaudrait à des crimes de guerre et de violations graves du droit international des droits de l’homme.

La Commission a appelé « au support de tous les mécanismes existant pour établir si il y a eu lieu d'une attaque chimique et les circonstances ».

« A la Commission nous entamons nos enquêtes indépendantes et déjà aujourd'hui nous avons reçus un bon nombre d'entretiens et nous espérons pouvoir apporter des conclusions a cet égard »a affirmé son Conseiller politique.

La Convention sur l’interdiction des armes chimiques interdit de manière exhaustive l’utilisation, le développement, la production, le stockage et le transfert d’armes chimiques. Tout produit chimique utilisé à des fins de guerre est considéré comme une arme chimique par la Convention.

 

(Extrait sonore : Anis Anani, conseiller politique de la Commission d'enquête indépendante pour la Syrie; propos recueillis par Cristina Silveiro)

 

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16/10/2017
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