OMS: En vingt ans, les cancers des enfants ont augmenté de 13 % dans le monde

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Le cancers chez les enfants et les adolescents ont augmenté de 13% en 20 ans. Photos: UN-John Isaac

Une étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), basée sur près de 300 000 cas dans 62 pays, révèle que les cancers chez les enfants ont augmenté de 13 % entre les années 1980 et 2000.

« Le cancer est une cause significative de décès chez les enfants et les adolescents, en dépit de son occurrence relativement rare avant l'âge de vingt ans » a souligné le Directeur du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) Christopher Wild, à l'occasion de la parution ce mercredi d'une étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur les cancers chez les enfants. Le directeur du CIRC souhaite que cette étude permette de « mieux comprendre et mieux combattre ce domaine négligé de la santé au début de la vie ».

D'après cette étude internationale, la fréquence des cancers chez les enfants a été 13 % plus élevée dans les années 2000 que dans les années 1980. « Une partie de cette augmentation peut être due à une détection meilleure ou plus précoce de ces cancers » dans les années 2000, a avancé Christopher Wild, sans préciser dans quelle proportion. L'augmentation des cancers pédiatriques pourrait également être influencée par des « facteurs extérieurs, tels que des infections ou certains polluants présents dans l'environnement ».

Chez les 15-19 ans, la fréquence des cancers est estimée à 185 cas pour un million de personnes chaque année et pour les moins de 14 ans de 140 cas pour un million d'enfants par an entre 2001 et 2010. Pour cette dernière tranche d'âge le cancer le plus répandu est la leucémie, qui représente presque un tiers des cas. Viennent ensuite les tumeurs du système nerveux central (20 %), puis les lymphomes.

Pour les 15-19 ans, le lymphome, qui représente 23 % des cas, est le plus fréquent, devant les carcinomes et les mélanomes (cancers de la peau, 21 %).

D'après le CIRC, les chiffres seraient encore sous-estimés, en particulier dans les pays à faible revenus, du fait de la sous-déclaration des cas de cancer et du manque d'équipement de diagnostic.

(Interview: Eva Steliarova-Foucher, Scientifique, à la Section de la surveillance du cancer du Centre international de recherche sur le cancer de l'OMS ; propos recueillis par Florence Westergard)

 

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26/05/2017
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