Libéria : une maladie non encore identifiée a fait déjà neuf morts

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Une photo d’archives d’une campagne de sensibilisation contre Ebola au Libéria. UNICEF/Griggers

Neuf personnes ont été tuées au Libéria, par une maladie non encore identifiée et qui causerait chez les personnes infectées, de fortes douleurs abdominales ou d'estomac. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) indique avoir été informée de la situation le mardi 25 avril par les autorités libériennes. Des examens complémentaires sont en cours pour déterminer les causes exactes de ces décès dans le comté de Sinoe, à environ 350 km au sud-est de Monrovia, la capitale du Libéria.

 

« Ces cas de cette maladie non encore identifiée ont été signalés dans un hôpital qui s'appelle Francis J. Grant dans le comté de Sinoe qui se trouve dans la région de Greenville, a souligné Fadela Chaib, porte-parole de l'OMS lors d'un point de presse ce vendredi à Genève. Et apparemment, cette localité se trouve à quatre heures et demie de route au Sud-Est de Monrovia, la capitale du Liberia.  Nous avons été informés que dès le 23 avril, dix-sept personnes sont tombées malades. Parmi elles, neuf sont décédées rapidement. Les huit autres restants sont toujours à l'hôpital et restent encore sous observation. Les symptômes sont la fièvre, des vomissements, des maux de tête et diarrhée.

Comme je l'ai dit, les autorités sanitaires libériennes ont pris des échantillons dans l'environnement immédiat, que ça soit l'eau, dans le voisinage. Elles essaient aussi de voir si c'est de l'empoisonnement alimentaire, une intoxication alimentaire ou est-ce que c'est dû à une bactérie, si c'est un autre type de maladie. Donc tant que nous n'avons pas ces résultats, on ne peut pas tellement spéculer.  C'est pour ça que le spectre est large pour essayer de rechercher la source de ces morts.

Les spécimens ont été collectés et envoyés  au Laboratoire national pour des tests. Comme je l'ai dit, les autorités nationales sanitaires sont en train de prendre des mesures immédiates de précaution. Comme par exemple, l'isolement des cas suspects,  le suivi des contacts pour voir par exemple si des membres de leurs familles ont les mêmes symptômes. Les autorités sont en train de s'engager aussi à discuter avec les communautés pour avoir bien sûr des informations mais aussi partager les informations.

Je sais aussi que l'OMS, les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) et d'autres partenaires sont en train d'aider avec un appui logistique et technique. Par exemple, ils aident pour les équipes de réponse rapide qui ont été activées dès qu'il y a eu l'alerte sur ces cas au niveau du district et au niveau de la région ».

(Extrait sonore : Fadela Chaib, porte-parole de l'OMS à Genève ; propos recueillis par Alpha Diallo)

Classé sous L'info, Santé.
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13/12/2017
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