La réfugiée et athlète syrienne Yusra Mardini nommée Ambassadrice de bonne volonté du HCR

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Yusra Mardini au cours d'une interview à Berlin. Photo: HCR/Daniel Etter

L'athlète olympique et réfugiée syrienne Yusra Mardini, qui avait sauvé vingt personnes en tirant un bateau à la nage, rejoint la famille du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). L'agence onusienne l'a nommée jeudi à Genève Ambassadrice de bonne volonté. La Syrienne, âgée de 19 ans, s'est dite «très fière». Devant la presse, elle a dit vouloir sensibiliser l'opinion publique mondiale sur le sort des jeunes réfugiés dans le monde.

Elle est désormais l'une des voix plaidant la cause des réfugiés dans le monde. En nommant la Syrienne Yusra Mardini comme Ambassadrice de bonne volonté, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) entend ainsi donner en exemple « la résilience et de la détermination d'une exilée qui a réussi «  à reconstruire son existence et à apporter une contribution positive aux communautés d'accueil ».

Se félicitant de la nomination de Yusra Mardini, le Chef du HCR a donc rappelé que Yusra est « une source d'inspiration qui incarne les espoirs, les craintes et le potentiel de plus de 10 millions de jeunes réfugiés dans le monde. ». Une façon pour Filippo Grandi de rappeler que lors des Jeux Olympiques de Rio 2016, Yusra Mardini a fait connaître la toute première équipe olympique d'athlètes réfugiés ainsi que la crise mondiale des réfugiés. Le Président du Comité internationale olympique ne s'est pas d'ailleurs trompé quand il insiste de son côté sur ce message d'espoir envoyé à Rio à tous les réfugiés dans le monde. Des réfugiés qui peuvent tous contribuer à la société par le talent, les compétences et la force de l'esprit humain, selon Thomas Bach.

Lors d'un point de presse ce jeudi à Genève, Yusra Mardini a dit espérer rentrer dans son pays natal à la fin de la guerre en Syrie. En attendant, son présent et son futur se conjuguent pour le moment dans son pays d'accueil en Allemagne, mais aussi dans le reste du monde, en tant qu'Ambassadrice de bonne volonté. Mais «les réfugiés feront partie de tout ce que je ferai», dit-elle. Elle entend continuer à transmettre le message que les réfugiés sont capables de choses extraordinaires si seulement on leur en donne la chance ».  Une profession de foi de cette réfugiée syrienne désormais fière d'œuvrer pour la paix et la dignité de tous ceux qui fuient la violence dans le monde.

Il faut juste rappeler que Yusra Mardini avait ensuite fait partie l'été dernier de la première délégation de réfugiés à des Jeux Olympiques à Rio de Janeiro en 2016. Elle a depuis collaboré avec le HCR et notamment rencontré le pape François ou l'ancien président américain Barack Obama alors qu'il était encore au pouvoir. Yusra Mardini s'est aussi exprimée devant l'Assemblée générale de l'ONU et d'autres réunions importantes. «Il n'y a pas de honte à être un réfugié», a-t-elle notamment affirmé récemment. Et d'ajouter que ceux qui fuient les conflits restent des médecins, des ingénieurs ou encore des avocats.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo, Nations Unies/Genève ; avec un extrait sonore de Yusra Mardini nommée Ambassadrice de bonne volonté du HCR)

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20/10/2017
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