Journée mondiale contre le paludisme: l'OMS appelle à « Prévenir le paludisme et sauver des vies »

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(OMS)

Un enfant meurt de paludisme toutes les deux minutes, a affirmé mardi l'Organisation mondiale pour la santé (OMS), à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme.

Célébrée le 25 avril chaque année , l'edition 2017 de la Journée a été placée sous le thème « Prévenir le paludisme et sauver des vies».

L'OMS a signalé que plus de 200 millions de nouveaux cas de paludisme ont été enregistrés en 2015 et cette maladie parasitaire, transmise à l'homme par les piqures de moustique, a tué plus de 400.000 personnes cette même année.

L’Organisation note cependant que des progrès importants ont été effectués dans la lutte contre la maladie depuis 2001.

Plus de 663 millions de cas ont été évités dans la région d'Afrique subsaharienne qui supporte 90% de la charge mondiale du paludisme, notamment grâce aux efforts de prévention, aux diagnostics et aux traitements.

Aussi, selon le Rapport sur le paludisme dans le monde de 2016, le nombre de cas de paludisme a baissé de 21 % à l'échelle mondiale entre 2010 et 2015, et celui des décès de 29 % sur la même période de cinq ans.

De plus, l'OMS a annoncé le lancement d'un programme pilote de vaccin antipaludique pour 2018, dans trois pays africains, au Ghana, au Kenya et au Malawi.

Toutefois l'organisation onusienne pour la santé recommande qu’un ensemble d'approches de prévention qui ont fait leurs preuves soient maintenues, notamment l'utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide, la pulvérisation d'insecticide à l'intérieur des habitations et les traitements préventifs pour les groupes les plus vulnérables, à savoir les femmes enceintes, les enfants de moins de cinq ans et les nourrissons, accompagnés de diagnostic rapide et traitement correcte.

L'OMS appelle à renforcer l'utilisation de ces outils qui ont permis de faire des progrès mesurables dans la lutte contre le paludisme, car des lacunes existent en matière de couverture par la prévention, en particulier en Afrique subsaharienne, ou en 2015, 43 % des personnes exposées au risque dans la région n'étaient pas protégées par les moustiquaires ou les pulvérisations d'insecticide à l'intérieur des habitations, et environ  69 % des femmes enceintes n'avaient pas accès aux trois doses minimales recommandées par l'OMS pour le traitement préventif.

(Extrait sonore: Eliane Furrer, Département des vaccinations OMS; propos recueillis par Cristina Silveiro)

 

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22/08/2017
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