Iraq: près d'un demi-million de civils ont fui Mossoul depuis que les combats ont commencé il y a six mois

Écouter /

A Mossoul, en Iraq, des civils ages fuient les combats (Crédit photo: IRIN/Tom Westcott)
Path: 2017/March/03-20-2017Iraq.jpg

Depuis le début des opérations militaires pour reprendre Mossoul, il y a six mois, près d’un demi-million de personnes ont été déplacées de leurs maisons.

« Le nombre total de civils qui fuient la ville de Mossoul est étonnant », a déclaré Lise Grande, la Coordonnatrice humanitaire pour l’Iraq.

“Notre pire scénario lorsque les combats ont commencé était qu’un million de civils puissent fuir Mossoul. Déjà, plus de 493 000 personnes sont parties, en laissant presque tout derrière “, a déclaré Lise Grande.

L'ONU estime qu’environ 500 000 personnes restent dans les districts contrôlés par Daesh, dans l’ouest de Mossoul, dont 400 000 dans la vieille ville densément peuplée. Les partenaires humanitaires travaillent sans relâche pour étendre les sites d’urgence et les camps afin d'abriter les centaines de milliers de personnes qui pourraient fuir dans les prochains jours et semaines.

« Mossoul a poussé nos limites opérationnelles », a déclaré Lise Grande, précisant que 1,9 million de personnes ont reçu une aide vitale depuis le début des combats. «Les organisations de première ligne fournissent de la nourriture, de l’eau, des abris, des kits d’urgence, du soutien médical et des services psychosociaux. Nous atteignons les familles qui ont fui et les familles qui ont séjourné. »

« Nous faisons tout notre possible, mais cela a été une longue bataille et l’assaut contre la vieille ville n’a pas commencé », a déclaré Mme Grande. “La bataille dans l'ouest de Mossoul est très différente de celle de l'est: c’est beaucoup plus difficile. Il y a plus de blessures par traumatisme, les maisons sont détruites, les stocks de nourriture diminuent rapidement et les familles courent un risque sérieux car il n'y a pas assez d’eau potable ».

« Les civils de Mossoul font face à des risques incroyables et terrifiants. Il y a des blessés, des barrages d’artillerie, les familles manquent de fournitures, les médicaments sont rares et l'eau est coupée. Rien n’est plus important que de protéger les civils – rien », a souligné Mme Grande.

En vertu du droit international humanitaire, toutes les parties au conflit sont obligées de faire tout leur possible pour protéger les civils, s’assurer qu'ils ont l'aide dont ils ont besoin et limiter les dommages aux infrastructures civiles.

(Mise en perspective par Jérôme Longué)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
23/10/2017
Loading the player ...