Face aux violations des droits de l’homme, le chef de l’ONU appelle à l’unité du Conseil de sécurité

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Le Secretaire général António Guterres devant le Conseil de sécurité. Photo: ONU/Evan Schneider

Devant le Conseil de sécurité, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a souligné que le respect des droits de l’homme représente un élément crucial de la prévention qui constitue un moyen essentiel de « réduire les souffrances humaines, de créer des sociétés stables et prospères et de permettre aux populations d’atteindre leur plein potentiel ».

Pour M. Guterres, la transformation d’alertes précoces en actions anticipées dépend de la confiance entre les États membres et dans leurs relations avec l’ONU. « Le Conseil de sécurité a un rôle majeur à jouer », a-t-il souligné, citant l’article 24 de la Charte des Nations Unies: « la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales incombe à ce Conseil ‘afin d’assurer une action rapide et efficace’ ».

Le Secrétaire général a attiré l’attention du Conseil sur trois points. « La quête de la paix est ce qui doit nous guider, le long d’un continuum qui va de la prévention, du règlement des conflits à la consolidation de la paix et au développement durable », a-t-il dit.

M. Guterres a également souligné que la paix, la sécurité, les droits humains et le développement durable se renforcent mutuellement. « La Charte des Nations Unies, que nous nous devons tous de défendre, a joué ici un rôle fondateur, en ce qu’elle lie ces trois piliers », a-t-il rappelé. « Quand l’ONU tente de les traiter isolément, souvent, elle faillit à la mission que les États Membres et les peuples lui ont confiée », a-t-il dit, rappelant que plusieurs processus de réformes ont mis en évidence que la fragmentation de l’action est l’une des faiblesses majeures de l’Organisation.

Dans son dernier point, le Secrétaire général a souligné que l’ONU doit envisager les droits humains selon une démarche cohérente et rationnelle. « Il appartient au premier chef aux États Membres d’intégrer la promotion et la protection des droits humains dans leurs politiques nationales », a-t-il déclaré. « Mais une étroite coopération entre le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et tous les organes compétents de l’Organisation des Nations Unies, y compris le Conseil de sécurité, améliore la prise de conscience générale des situations de crise potentielles et notre capacité collective à y remédier ».

(Mise en perpective: Pascal Sim)

Classé sous Conseil de sécurité, L'info.
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23/10/2017
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