Projet de budget américain: le Secrétaire général s'inquiète de l'impact des « coupes brutales » sur les efforts déployés pour réformer l'ONU

Écouter /

Drapeau des Nations Unies /John Isaac

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a réaffirmé jeudi son plein engagement à réformer l’ONU et est prêt à discuter avec les États-Unis et tout autre État membre de la meilleure manière de créer une Organisation plus rentable pour faire face aux énormes défis auxquels est confrontée la communauté internationale.

Un communiqué de presse du porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, précise que M. Guterres a pris connaissance du projet de budget 2018 de la Maison-Blanche, soulignant que le processus budgétaire américain, qui est complexe et long, n’est pas encore terminé.

« Le Secrétaire général exprime sa gratitude pour l’appui que les États-Unis ont offert aux Nations Unies pendant toutes ces années, en tant que plus grand contributeur de l’Organisation », a déclaré son porte-parole, soulignant que M. Guterres est totalement engagé à réformer l’ONU pour qu’elles soient à la hauteur des objectifs et produisent des résultats de la manière la plus efficace et la plus rentable possible.

Le communiqué souligne toutefois que des coupes brutales peuvent forcer l’adoption de mesures ad hoc qui compromettront l’impact des efforts de réforme à plus long terme.

« Le Secrétaire général souscrit pleinement à la nécessité de lutter efficacement contre le terrorisme, mais est convaincu que cette lutte requiert plus que des dépenses militaires », a indiqué son porte-parole. « Traiter les moteurs du terrorisme requiert des investissements constants dans la prévention et le règlement des conflits, la lutte contre l’extrémisme violent, le maintien et la consolidation de la paix, le développement durable et inclusif, le renforcement et le respect des droits de l’homme et des réponses en temps voulu aux crises humanitaires », précise le communiqué.

« La communauté internationale fait face à des défis mondiaux énormes qui ne peuvent être relevés que par un système multilatéral fort et efficace, dont les Nations Unies demeurent un pilier fondamental », a conclu le porte-parole du Secrétaire général.

(Audio : Mise en perspective par Jérôme Longué)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
08/12/2017
Loading the player ...