La peine de mort, violation de l’interdiction de torturer, selon le Chef des droits de l’homme

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Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein. Photo: ONU/Jean-Marc Ferré

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l’homme, a réitéré, mercredi, son appel en faveur de l'abolition de la peine de mort, soulignant que plusieurs méthodes d'exécution sont susceptibles de violer l'interdiction de la torture en raison des peines et souffrances qu'elles risquent d'infliger aux personnes condamnées.

Intervenant dans le cadre d'une réunion sur la peine de mort organisé en marge du Conseil des droits de l'homme qui se réunit actuellement à Genève, Zeid Ra’ad Al Hussein s’est étonné que certains ne considèrent pas la peine de mort comme un traitement cruel, inhumain ou dégradant.

Il a d'ailleurs indiqué que de nombreuses méthodes de mise à mort ont été prohibées par différentes instances judiciaires nationales ou internationales en raison de la souffrance qu’elles infligent, rendant extrêmement compliqué pour certains États de trouver une méthode adéquate.

Le Haut-Commissaire a également estimé que les «couloirs de la mort», où les condamnés restent parfois des années, voire des décennies, dans l'attente de leur exécution constitue en soi un traitement cruel.

Le chef des droits de l’homme de l’ONU s’est en revanche félicité que la société civile se soit emparée du sujet, comme l’atteste le refus par plusieurs entreprises de vendre les produits médicamenteux utilisés dans les injections létales.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

 

Classé sous Droits de l'homme, L'info.
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15/12/2017
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