La lutte contre les drogues illicites requiert une approche mondiale et multidimensionnelle, selon l'ONU

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Le Directeur exécutif de l'ONUDC, Yury Fedotov, (troisième à gauche) s'exprimant à l'ouverture de la 60e session de la Commission des stupéfiants (CND) à Vienne, en Autriche. Photo: UNIS Vienne

A l’occasion de la soixantième session de la Commission des stupéfiants (CND) organisée à Vienne, en Autriche, l’ONU a souligné la nécessité d’une approche globale et à multiples facettes face aux problèmes des drogues illicites.

La soixantième session de la CND rassemble environ 1.500 délégués représentant les Etats membres, les organisations intergouvernementales et la société civile pour un débat mondial sur le problème mondial de la drogue. 12 projets de résolution devraient être examinés cette année par la Commission.

« La Commission a dirigé un processus préparatoire ouvert et inclusif pour la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies en 2016 », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans un message vidéo prononcé à l’ouverture de la soixantième session de la CND. « Son résultat unanime est riche et prospectif – promettant une approche plus globale du problème mondial de la drogue », a-t-il ajouté.

Pour le Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Yury Fedotov, les efforts déployés par son office contre les drogues illicites contribuent à la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030, ainsi qu’à la promotion de la paix et de la sécurité.

Dans son allocution à l’ouverture de la Commission, M. Fedotov a exposé l’éventail complet des efforts mondiaux de l’UNODC contre les drogues illicites, souligné notamment l’aide apportée aux pays pour que les seigneurs de la drogue soient traduits en justice, la promotion de la coopération dans les secteurs de la justice et de la santé et le soutien de l’ONUDC à des solutions alternatives aux condamnations ou aux peines pour infractions mineures.

« Le développement d’alternatives vise non seulement à réduire la culture de la coca, du pavot à opium et du cannabis, mais aussi à améliorer les conditions socio-économiques des communautés agricoles marginalisées », a déclaré M. Fedotov.

Le chef de l’ONUDC a rappelé que cette dernière, en étroite collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), travaille sur un certain nombre d’activités, incluant des pratiques exemplaires pour traiter les troubles liés à l’usage de drogues comme alternatives aux sanctions pénales. En partenariat avec le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), l’office, basé à Vienne, a également traité de façon accélérée les réponses au VIH/sida parmi les consommateurs de drogues et les détenus.

M. Fedotov a fermement souligné l’engagement de l’ONUDC à continuer de contribuer au renforcement de l’accès aux médicaments contrôlés à des fins médicales. Il a déclaré que l’ONUDC sensibilisait à cette question par le biais du Congrès mondial sur le cancer et du Groupe de travail des Nations Unies sur les maladies non transmissibles.

Concernant les suites données à la session extraordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU sur le problème mondial de la drogue, M. Fedotov a déclaré que l’ONUDC se concentrait sur la « mise en œuvre pratique » des recommandations formulées dans son document final.

(Extrait sonore : Mise en perspective : Jérôme Longué)

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23/10/2017
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