Genève : les Etats-Unis veulent une réforme du Conseil des droits de l'homme accusé de partialité

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Mme Erin Barclay, Vice-Secrétaire d'État adjointe des États-Unis lors de sa première allocution au Conseil des droits de l’homme à Genève (Photo: ONU/J. M. Ferre)

Pour son premier passage au Conseil des droits de l'homme, la nouvelle administration américaine a souligné que l'engagement de Washington à l'égard des droits fondamentaux est plus fort que jamais. Une façon pour la Vice-Secrétaire d'État adjointe des États-Unis de noter tout de même que dans plusieurs États membres, les individus sont sujets aux détentions arbitraires, aux exécutions extrajudiciaires, aux violences sexuelles commises par des officiels de leur propre Gouvernement.  Ces faits rappelés, Erin Barclay a regretté ce qu'elle considère comme « un déséquilibre » de traitement du Conseil des droits de l'homme à l'égard d’Israël».

 

Les États-Unis restent très préoccupés par l'attention injuste et déséquilibrée accordée à un État démocratique, Israël. Ce mercredi matin, c'était au tour de Washington de prendre la parole au Conseil des droits de l'homme, par la voix d'Erin Barclay. La Vice-Secrétaire d'État adjointe des États-Unis a dénoncé le fait que cet organe onusien s'occupe trop d'Israël alors que le «régime d'Assad» continue de « bombarder des hôpitaux en Syrie et force son propre peuple à fuir et à devenir réfugié dans les pays voisins.  « Aujourd'hui, en «Corée du Nord» et en Iran, des millions de personnes voient leurs libertés religieuses ou de croyance, ainsi que leurs libertés de rassemblement pacifique, d'association et d'expression reniées, a fait remarquer Erin Barclay.

Selon Mme Barclay, l'obsession sur Israël est une large menace pour la crédibilité du Conseil.  Les États-Unis s'opposeront à tous les efforts entrepris pour délégitimer ou isoler Israël, a-t-elle indiqué.  En matière de droits de l'homme aucun pays démocratique ne doit faire régulièrement l'objet d'un parti pris injuste, déséquilibré et infondé, a-t-elle insisté.

Dans ces conditions, pour que ce Conseil ait une certaine crédibilité, sans parler de succès, il doit s'éloigner de ses positions déséquilibrées et improductives, a-t-elle ajouté.  Alors que les États-Unis réfléchissent à leur engagement futur, le Gouvernement examinera les actions du Conseil avec un œil rivé sur les mesures qui seront prises pour le réformer afin qu'il réalise pleinement sa mission de protection et de promotion des droits de la personne.  Au Conseil des droits de l'homme, la responsable américaine a souligné que renforcer la crédibilité du Conseil renforcera la capacité à contribuer à créer un monde meilleur pour les individus partout dans le monde.  Ensemble, en concentrant systématiquement notre attention sur les situations les plus critiques en matière de droits de l'homme, nous pouvons faire des progrès et aider cet organe à remplir son mandat, a conclu Mme Barclay.

(Extrait sonore : Mme Erin Barclay, Vice-Secrétaire d'État adjointe des États-Unis)

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20/10/2017
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