Conseil des droits de l'homme : il est temps d'agir pour les droits des enfants pour une planète durable, selon Kate Gilmore

Écouter /

Kate Gilmore, Haut-Commissaire adjointe des Nations Unies aux droits de l'homme (photo: ONU/J. M. Ferre).

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a examiné, ce lundi à Genève, le rapport établi par le Haut-Commissaire intitulé « Protection des droits de l'enfant dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l'horizon 2030. La Haut-Commissaire adjointe des Nations Unies aux droits de l'homme a donc situé son discours dans le cadre des Objectifs du développement durable (ODD) à cette échéance. Une échéance dont l'un des enjeux majeurs est la prise en compte des dynamiques démographiques caractérisées par la progression rapide de deux classes d'âge, les personnes âgées et les enfants. Une façon pour Kate Gilmore de rappeler l'urgence de s'atteler à la mise en œuvre des ODD surtout concernant les enfants dans les pays en développement.

 

Atteindre les objectifs du développement durable passe par un respect des droits des enfants, particulièrement des jeunes filles. Devant le Conseil des droits de l'homme, Kate Gilmore s'est inquiété du sort réservé à cette tranche d'âge, une situation qui « n'a pas de quoi nous rendre fiers ». La Haut-Commissaire adjointe des Nations Unies aux droits de l'homme rappelle ainsi que près de 570 millions d'enfants vivent dans l'extrême pauvreté, presque 120.000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque semaine de causes évitables telles que l'absence d'eau potable. Rien que l'année dernière, un milliard d'enfant ont subi des violences physiques, sexuelles ou psychologiques.

Mais la situation est plus préoccupante dans les pays en développement où vivent l'écrasante majorité des enfants. Si rien n'est fait d'ici à 2030, près de 70 millions d'enfants mourront avant l'âge de 5 ans, particulièrement en Afrique subsaharienne. Autre inquiétude selon Kate Gilmore, près de 60 millions d'enfants en âge d'aller à l'école en seront exclus, le même chiffre qu'aujourd'hui. Enfin, quelque 750 millions de jeunes filles seront mariées avant leur majorité.

Face à cette situation, la Haut-Commissaire demande de ne pas décevoir ces jeunes et qu'il est temps aujourd'hui de défendre les droits des enfants. A cet égard, trois priorités ressortent du rapport soumis au Conseil, a indiqué Mme Gilmore. D'abord, il faut atteindre les enfants les plus en difficulté, comme les migrants et les réfugiés, les enfants vivant dans la rue et les enfants victimes de discriminations. Ensuite, il convient d'investir davantage dans la protection des droits des enfants, la coopération internationale – qui est le 17 e Objectif de développement durable – étant essentielle à cet égard. Enfin, il est indispensable d'obtenir la participation de tous aux processus de mise en œuvre et de prendre des mesures efficaces pour assurer l'application du principe de responsabilité.

(Mise en perspective : Alpha Diallo, Nations Unies/Genève)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
18/10/2017
Loading the player ...