Centrafrique : l’ONU condamne les menaces proférées par le FPRC contre les civils et les Casques bleus

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Des Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). Photo: ONU/Catianne Tijerina

La Mission de l'ONU en République centrafriacine a qualifié d’inacceptables les menaces proférées par la coalition dirigée par le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) contre le personnel de la MINUSCA, les acteurs humanitaires et les populations civiles. La MINUSCA a mis en garde les chefs de la coalition qu’ils seront tenus individuellement responsables pour de tels actes.

Dans un communiqué de presse publié samedi, la MINUSCA a souligné que "toute attaque ciblant la population civile, le personnel des Nations Unies et des organisations humanitaires constitue un crime de guerre passible de poursuites judiciaires".

Elle précise qu’aucun groupe armé n’a le droit d’interdire ou d’entraver le libre accès des acteurs humanitaires aux populations vulnérables, et appelle par conséquent la coalition du FPRC en particulier et tous les groupes armés à s’abstenir de proférer des menaces ou d'entraver le travail des humanitaires.

La Mission onusienne a rejeté par ailleurs les affrimations du FPRC selon lesquelles trois membres de sa coalition – Idriss Ahmed El Bashar, Yaya Idriss et Line Angou Aneser – qui ont été arrêtés par la MINUSCA se rendaient à Bambari pour « faciliter et dénouer les incompréhensions entre la MINUSCA et les combattants ».

Selon la MINUSCA les trois individus faisaient partie de la quarantaine d’hommes lourdements armés dont la progression, vers la ville de Bambari, a été stoppée par la Force de la Mission le 26 février. Ces hommes et le reste des éléments de la coalition ont violé la ligne de démarcation établie par la MINUSCA, en s’approchant de Bambari avec des kalachnikovs et des lance-roquettes, posant ainsi un risque d’embrasement de la ville aux conséquences désastreuses pour les populations civiles.

Pour la MINUSCA "les menaces contenues dans le communiqué du FPRC prouvent encore une fois son caractère belliqueux et le rejet par ses chefs de toute solution pacifique à la crise actuelle, telle que prônée par le gouvernement centrafricain et par la communauté internationale".

(Mise en perspective: Isabelle Dupuis)

LE DERNIER JOURNAL
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19/10/2017
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