Ukraine : l’intensification des combats dans l’est menace la sécurité des civils, selon l’ONU

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Le 1er février 2017, Vika et sa soeur Yulia attendent dans un bus d'être évacuées de la ville d'Avdiivka, dans la région de Donetsk, en Ukraine. Photo UNICEF/Aleksey Filippov

Le Coordonnateur humanitaire de l'ONU en Ukraine, a prévenu mardi que l’intensification des combats dans l’est du pays entre les séparatistes et les forces armées ukrainiennes, à proximité de zones densément peuplées, met en danger les civils.

Lors d’une conférence de presse à Genève, Neal Walker a fait état d'une intensification des combats qui opposent les séparatistes aux forces armées ukrainiennes entre le 21 janvier et le 3 février, citant des violations fréquentes du cessez-le-feu ainsi que des combats près des villes d’Avdiivka, d’Yasynuvata, de Makiivka et de Donetsk.

Des combats extrêmement intenses ont eu lieu pendant la semaine du 29 janvier au 3 février. Au cours de cette période, plus de 30.000 violations du cessez-le-feu ont été recensées alors qu’en moyenne il n’y a même pas 30.000 par mois.

Selon Neal Walker, la distance qui sépare les forces combattantes a diminué fortement. Elles sont maintenant face à face et il y a aussi une présence accrue d’armes lourdes, en violation directe de l’accord de Minsk.

Le Coordonnateur résident a aussi averti que la situation humanitaire est critique dans l'est de l'Ukraine où les températures ces dernières semaines ont été entre 10 et 20 degrés Celsius en dessous de zéro.

Il s'est aussi inquiété du risque de dégâts environnementaux que pourraient provoqué les bombardements, à l'instar d'une usine de phénol chimique risque de provoquer de graves dommages écologiques si elle est davantage endommagée.

Le conflit dans l’est de l’Ukraine a éclaté après que la Russie a annexé la Crimée en mars 2014. Un cessez-le-feu a été négocié à Minsk, en Biélorussie, en février 2015, mais a été violé depuis à de nombreuses reprises.

Selon les estimations, entre 800.000 et un million de personnes déplacées se trouvent dans des zones contrôlées par le gouvernement en Ukraine, et 200.000 autres personnes sont retournées dans des zones non contrôlées par le gouvernement.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

 

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13/12/2017
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