Syrie : Staffan de Mistura a rencontré le nouveau Secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson

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L'Envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, devant la presse au siège de l'ONU à New York. Photo ONU/M. Garten

Les services de l'Envoyé spécial de l'ONU sur la Syrie considèrent les exécutions de masse et la torture en Syrie comme « inacceptables », après la publication d'un rapport d'Amnesty international. Le document de cette ONG fait état de 13.000 personnes pendues en cinq ans dans une prison de Damas. Et lors de ce même point de presse tenu ce mardi à Genève, la porte-parole de Staffan de Mistura s'est aussi alarmée de la présente situation humanitaire en Syrie et fait le point sur la situation diplomatique.

 

Sur le front diplomatique, Staffan de Mistura a rencontré jeudi dernier le nouveau Secrétaire d'Etat Rex Tillerson.  Une réunion bilatérale qualifiée de positive par l'Emissaire onusien qui a ensuite rencontré des Sénateurs du Tennessee, du Maryland et de la Floride. L'Envoyé spécial a également rencontré Derek Harvey, le Directeur principal du Moyen-Orient au Conseil de sécurité nationale et un certain nombre de Secrétaires adjoints par intérim.

Toujours sur le front diplomatique, trois des collaborateurs de Staffan ont participé aux travaux du groupe commun d'Astana pour renforcer le cessez-le-feu en Syrie.

Par ailleurs, les services de Staffan de Mistura ont informé les médias que les invitations aux pourparlers intra-syriens parrainés par l'ONU et qui débuteront le 20 février prochain à Genève seront envoyées demain (mercredi).

Sur le plan humanitaire, le Bureau de l'Envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie note que seuls deux convois ont pu atteindre les civils depuis début janvier. Selon la porte-parole de Staffan de Mistura, l'un d'entre eux a pu apporter dimanche de la nourriture et du matériel d'urgence pour plus de 80.000 personnes dans la région de Homs dans des sites qui n'avaient pas reçu d'aide depuis septembre dernier.

A en croire Yara Sharif, le mois de janvier a été «le pire» depuis près d'un an pour l'aide humanitaire en Syrie. Sur 21 demandes de convois pour un total de plus de 900.000 personnes, un seul convoi a été autorisé pour livrer de l'aide à 40.000 personnes. Les villes assiégées de Madaya, Zabadani, al-Foua et Kefraya n'ont pas reçu d'aide depuis plus de trois mois. Et seulement 13 personnes ont pu être évacuées pour des raisons médicales depuis le 20 janvier dernier.

A Alep, des restes explosifs de guerre fragilisent l'assistance humanitaire depuis mi-janvier. Plus d'un million de personnes ont des difficultés d'accès à l'eau potable parce que les sites d'approvisionnement sont contrôlés par le groupe Etat islamique (EI).

(Mise en perspective : Alpha Diallo, Nations Unies/Genève)

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19/10/2017
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