RPDC : les condamnations du dernier tir de missile balistique se multiplient

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L’alléee des drapeux au Palais des Nations unies à Genève. (Photo: ONU Jean-Marc Ferré)

Les condamnations du dernier tir de missile balistique par la République populaire démocratique de Corée (RDPC), effectué le 12 février, se succèdent à l'ONU.

Après les condamnations fermes de cette violation « troublante » des résolutions du Conseil de sécurité et l'appel aux dirigeants de la RPDC à revenir au plein respect de leurs obligations internationales et sur le chemin de la dénucléarisation, du Secrétaire général de l’ONU et du Conseil de sécurité lundi, les condamnations se sont multipliées mardi lors de la plénière de la Conférence sur le désarmement à Genève.

Une vingtaine de pays ont pris la parole pour discuter du tir. Tous, sauf la RPDC, ont exprimé leur inquiétudes face à cette violation des résolutions du Conseil de sécurité et maintiennent que la Corée du nord doit arrêter tous les lancements utilisant la technologie des missiles balistiques et abandonner une fois pour toutes ses programmes de missiles balistiques, nucléaires et autres programmes d’armes de destruction massive d’une manière complète, vérifiable et irréversible.

Lors des discussions, certains pays ont appelé à trouver une réponse « ferme et déterminée » qui entrainerait le respect des résolutions du Conseil.

L'importance de l'entrée en vigueur du Traité pour l'élimination complète des essais nucléaires (TICEN) a été soulignée à plusieurs reprises.

Près de la moitié des États ont appelé à emprunter la voie de la diplomatie, et notamment des pourparlers à six, à l'instar de la Suisse.

« La Suisse est convaincue qu'une issue à la problématique nucléaire et sécuritaire en péninsule coréenne ne peut être trouvée que dans le cadre d'un processus négocié et diplomatique », a déclaré l'Ambassadrice suisse Sabrina Dallafior, avant « d'encourager  les différentes parties prenantes à tout mettre en œuvre afin de trouver une réponse à la situation actuelle ».

La RPDC a rejeté catégoriquement toutes les déclarations et résolutions du Conseil de sécurité à son encontre, affirmant qu'elles ne tiennent aucunement compte des provocations et menace. La Corée du nord a affirmé qu'elle exerce son droit d'auto-défense et qu'elle continuerait de le faire.

(Extrait sonore : Sabrina Dallafior, Ambassadrice de la Confédération suisse)

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18/10/2017
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