Le chef de l’ONU regrette l’adoption d’une loi israélienne régularisant des colonies en Cisjordanie

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Des ouvriers de chantier dans la colonie d'Ariel en Cisjordanie. Déclarées illégales par l'ONU, les colonies de peuplement israéliennes se sont étendues ces dernières années. Photo: Annie Slemrod/IRIN

Le Secrétaire général de l’ONU, a déclaré mardi profondément regretter l’adoption, le 6 février, par le Parlement israélien de la loi dite de « régularisation » qui permet de légaliser des colonies construites en Cisjordanie occupée.

Dans une déclaration, António Guterres a affirmé que cette loi contrevient au droit international et aura des conséquences juridiques profondes pour Israël. Elle offrirait une immunité aux colonies et avant-postes qui ont été construits sur des terres appartenant à des Palestiniens en Cisjordanie occupée.

Le Secrétaire général a insisté sur la nécessité d’éviter toute action susceptible de faire dérailler la solution des deux États, ajoutant que toutes les questions fondamentales devraient être réglées entre les parties par des négociations directes sur la base des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et des accords mutuels. Les Nations Unies, a-t-il affirmé, sont prêtes à appuyer ce processus.

Avant le vote au Parlement israélien, le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, , s’était déclaré lundi préoccupé par le projet de loi, estimant que texte diminuerait « grandement les perspectives de paix israélo-arabe ».

Nickolay Mladenov a aussi rappelé que le projet de loi a été jugé inconstitutionnel par le procureur général d’Israël et contrevient au droit international.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

 

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11/12/2017
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