Droits de l'homme : le décret interdisant l'entrée aux États-Unis viole ses obligations internationales

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Le décret signé par le Président des États-Unis, Donald Trump, le 27 janvier dernier sur l'interdiction d'entrée sur le territoire national américain viole les obligations internationales du pays en matière des droits de l’homme, qui protègent les principes de non-refoulement et de non-discrimination fondés sur la race, la nationalité et la religion, ont déclaré mercredi les rapporteurs spéciaux sur les migrants, le racisme, les droits de l’homme et la lutte contre le terrorisme, la torture, et sur la liberté de religion,

Dans une déclaration, les cinq experts affirment que le décret, qui interdit à tous les ressortissants de sept pays à majorité musulmane (Iraq, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen) d’entrer aux États-Unis pendant les prochains 90 jours, est «clairement discriminatoire » et « conduit à une stigmatisation accrue des communautés musulmanes ».

De plus, les défenseurs des droits de l'homme estiment que la nouvelle politique de migration risque de faire renvoyer les ressortissants, y compris ceux détenant des visas de résidence ou la double nationalité, sans les évaluations ou procédures d’asile appropriées, vers des endroits où ils risquent d’être soumis à la torture et à d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, en violation directe des lois humanitaires internationales.

Les rapporteurs se sont également inquiétés de la suspension du programme pour les réfugiés du pays et de l'interdiction illégale de l'entrée des réfugiés syriens, qui ont évidemment besoin d’une protection internationale.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

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15/12/2017
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