Centrafrique : l'ONU et ses partenaires condamnent les dernières violences perpétrées par les groupes armés

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Des Casques bleus marocains servant au sein de la Mission multidimensionnelle de l'ONU pour la stabilisation intégrée en République centrafricaine (MINUSCA) à Bambari, au nord-est de la capitale Bangui. (archives) Photo ONU / Catianne Tijerina

L’Organisation des Nations Unies (ONU), la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), l’Union africaine (UA), l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Union européenne (UE) ont exprimé dimanche leur profonde préoccupation concernant la situation sécuritaire en République centrafricaine (RCA), en particulier dans les préfectures de la Ouaka et de la Haute-Kotto.

Dans une déclaration conjointe, les cinq organisations ont condamné les dernières violences perpétrées par le Front populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et ses alliés, ainsi que par le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC), qui ont causé de lourdes pertes parmi les populations civiles ainsi que des déplacements importants, aggravant ainsi une situation humanitaire déjà alarmante.

L’ONU et ses partenaires ont exprimé leur profonde appréciation pour « l’action robuste » entreprise par la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) dans le cadre de son mandat, pour protéger les civils et aider à mettre fin aux violences dans les zones menacées par les belligérants, et l’encouragent à persévérer dans ses efforts.

Les cinq organisations partenaires ont exigé des belligérants qu’ils cessent immédiatement les hostilités. Elles ont par ailleurs rappelé que toute attaque contre la population civile, le personnel des Nations Unies et des organisations humanitaires est passible de poursuites judiciaires, conformément à la législation centrafricaine et au droit international. Elles ont salué à l’occasion les mesures prises en vue du fonctionnement effectif de la Cour pénale spéciale.

Seul le dialogue, « dans le respect scrupuleux de l’ordre constitutionnel et démocratique », permettra de trouver des réponses appropriées et durables aux préoccupations légitimes des différents acteurs centrafricains concernés, ont rappelé les cinq organisations. A cet égard, elles ont réitéré l’importance que revêt l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation portée par l’UA, la CEEAC et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et soutenue par l’Angola, le Congo et le Tchad.

L’ONU, la CEEAC, l’UA, l’OIF et l’UE ont exprimé leur engagement à travailler ensemble à l’aboutissement de cette Initiative, en appui aux efforts du Président Faustin-Archange Touadéra visant à promouvoir durablement la réconciliation et une gouvernance inclusive dans le prolongement des conclusions du Forum de Bangui. Elles ont toutefois souligné que les groupes armés qui se livreraient à de nouvelles violences courent le risque de s’exclure, d’eux-mêmes, de l’Initiative africaine et s’exposent à des sanctions internationales additionnelles.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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23/10/2017
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