Syrie : Staffan de Mistura revient sur les enjeux de la réunion d'Astana

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Staffan de Mistura, intervenant devant la presse à Genève (archive) Photo: ONU/Anne-Laure Lechat

L'Envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie a souligné, jeudi, à Genève que la réunion d'Astana, prévue à la fin du mois et qu'organisent la Russie et la Turquie, dépendra énormément de la consolidation de la cessation des hostilités qui a été annoncée par ces deux mêmes pays.

Staffan de Mistura a indiqué que l'attente et l'espoir sont qu'ils parviendront tous deux à exercer une influence sur les parties. « D'une part la Russie sur le Gouvernement de la Syrie et ses alliés comme le Hezbollah et de l'autre la Turquie sur des groupes armés, comme cela a été le cas à Alep », a-t-il précisé.

L'Envoyé spécial a aussi fait observer qu'un des défis dans l'organisation de toute réunion dans le contexte du conflit syrien est de savoir quels représentants de l'opposition convier et en quel nombre, soulignant par ailleurs que « plus une réunion sur le conflit syrien est inclusive, plus elle a de chance de réussir ».

Staffan de Misura intervenait à l'issue d'une réunion du Groupe de travail sur l'accès humanitaire en Syrie qui, a précisé son Conseiller spécial, Jan Egeland, a notamment été l'occasion de faire un bilan de l'aide apportée aux Syriens en 2016. Une année pendant laquelle l'ONU et ses partenaires ont réussi à atteindre 1,5 millions de personnes par-delà les lignes de front et à subvenir à 21% des besoins des populations dans les zones assiégés, une nette amélioration par rapport à 2015 où le taux n'était que de 1%.

Jan Egeland s'est aussi alarmé de l'étendue de la destruction à Alep, signalant toutefois que de nombreuses personnes retournent néanmoins vivre dans la ville où les opérations humanitaires de multiplient.

(Extrait sonore : Staffan de Mistura, Envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie)

 

 

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16/10/2017
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