Syrie: l’espoir commence à renaître à Alep

Écouter /

Hasan, 10 ans, collecte de l’eau pour sa famille à Alep-est (27 déc, 2016). Photo: © UNICEF/UN046892/Al-Issa

Malgré les dégâts extrêmes qu’a subis la ville d'Alep, en Syrie, des signes d’optimisme et d’espoir commencent à voir le jour depuis que les canons se sont tus, mais les besoins de la population sont énormes. C'est ce qu'a indiqué, mercredi, le coordonnateur résident par intérim de l’ONU pour la Syrie, lors d'une conférence de presse organisée au Siège.

Intervenant via téléphone depuis Alep, Sajjad Malik a indiqué que des enfants sortent à présent des bâtiments endommagés et jouent sur les décombres.

Selon ses estimations, environ 1,5 million d’individus sont dans la ville, dont environ 400.000 personnes déplacées. La ville comptait quatre millions d'habitants avant la crise.

Environ 1,1 million de personnes ont accès à de l’eau potable, sept cliniques mobiles fournissent des soins médicaux, 10.000 enfants ont été vaccinés contre la poliomyélite, et plus de 1.000 enfants blessés ont pu être envoyés dans des hôpitaux. Des repas chauds sont en outre distribué à 20.000 personnes chaque jour.

Les besoins des enfants sont énormes, notamment en terme d'appui psychosocial et d'éducation, beaucoup d'entre eux n'étant plus scolarisé depuis quatre ou cinq ans. L'UNICEF a commencé à offrir ces services dans au moins une zone de la ville.

Sajjad Malik a confirmé la présence de soldats syriens dans la ville, précisant qu’en dépit des points de contrôle permanents, les agences de l’ONU ont accès à tous quartiers d’Alep, à l’exception d’un seul qui n’est pas encore ouvert aux civils.

A l'heure actuelle, plus de 100 agents des Nations Unies entrent et sortent chaque jour de la partie est de la ville et attendent à présent l'arrivée de renforts en provenance de la capitale, Damas, dès que possible.

Les agences onusiennes sont toujours préoccupées par la fragilité des infrastructures et par le fait des familles n’ont pas encore été réunies. Cependant, elles n’ont ni vu ni reçu d’information faisant état de mesures de répression à l’égard des populations qui sont revenues

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

 

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
20/10/2017
Loading the player ...