Syrie : le manque d'eau à Damas menace le cessez-le-feu selon l'ONU

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Staffan de Mistura, Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie. (Photo : ONU/ Violaine Martin)

Les problèmes d’approvisionnement en eau à Damas menacent le cessez-le-feu fragile, a déclaré jeudi l'Envoyé spécial pour la Syrie, lors d'un point de presse à Genève.

Staffan de Mistura a affirmé que cinq millions de personnes dans la capitale syrienne se retrouvent sans eau courante depuis près de trois semaines, suite aux affrontements en cours aux alentours de la source de Wadi Barada.

Selon l'Envoyé, il est « vital » de régler les problème de l'eau à moins de faire dérailler les efforts turco-russes pour amener les parties belligérantes à la table de négociation à Astana, au Kazakhstan, le 23 janvier prochain.

« Deux réunions se déroulent, à Ankara et maintenant probablement à Moscou aussi, qui sont censées discuter de cet aspect, pour deux raisons. D'abord, parce que l’eau à Damas est vitale car la situation touche cinq millions de personnes. Ensuite, s'il y a une escalade militaire, cela pourrait avoir un impact sur les pourparlers d’Astana qui, comme vous le savez, reposent sur le concept d’une cessation bien établie et potentiellement mieux établie des hostilités. Il y a donc un sentiment d’urgence lié à la fois à l’eau et à Astana », a dit Staffan de Mistura.

Selon lui, cinq villages de la région de Wadi ont conclu un accord avec le gouvernement pour permettre la réparation des installations d'eau, mais deux villages, dont celui qui détient la source réelle d’eau, al-Fijah, n'ont toujours pas atteint un accord.

Aussi des ingénieurs en eau se tiennent prêts à intervenir, mais ils doivent avoir des dispositions de sécurité minimales afin de pouvoir travailler sur la source en particulier.

« Pour le moment », a expliqué Staffan de Mistura, « l’accent lors des pourparlers à Astana sera probablement mis sur la stabilisation, l’augmentation, l’approfondissement, l’épaississement des effets positifs de la cessation des hostilités avec certaines grandes lignes politiques qui pourraient permettre de les rattacher aux pourparlers prévus à Genève le 8 février prochain ».

(Extrait sonore : Staffan de Mistura, Envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie)

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16/10/2017
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