Le chef de l’ONU approuve la mise à jour des règles protégeant les lanceurs d’alerte

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Le Siège de l’ONU en 1964. Photo: ONU

Le Secrétaire général de l'ONU a approuvé, lundi une mise à jour de la politique des Nations Unies concernant les lanceurs d’alerte, afin de renforcer la protection des employés de l’Organisation qui signalent une éventuelle faute ou qui coopèrent avec des audits ou enquêtes officiels.

Les règles mises à jour visent à garantir une Organisation plus ouverte, plus transparente et plus équitable.

Selon le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, le Bureau de l’éthique et le Bureau des services de contrôle interne pourront désormais prendre des mesures préventives lorsqu’un risque de représailles aura été identifié, contrairement à la politique précédente où le personnel était tenu d’identifier un acte répréhensible spécifique avant de pouvoir demander une protection.

La politique nouvelle protège aussi des représailles les lanceurs d’alerte qui dénoncent des actes répréhensibles commis non seulement par le personnel de l'ONU, mais aussi par des entrepreneurs sous contrat, des Casques bleus non membres de l’ONU et d’autres personnes;

Le personnel a dorénavant le droit de demander un examen des décisions du Bureau de l’éthique; et les plaignants seront en outre informés des mesures disciplinaires prises contre les membres du personnel qu’ils ont accusés de représailles.

Stéphane Dujarric a aussi fait savoir que le Secrétaire général a également chargé un groupe de travail interne d’examiner si la politique de protection contre les représailles devait être élargie afin d’offrir davantage de protection aux consultants et aux entrepreneurs individuels.

António Guterres a donné au groupe de travail jusqu’au 30 juin 2017 pour fournir des recommandations à ce sujet.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

 

 

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13/12/2017
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