Cambodge/ONU : des experts appellent à libérer cinq défenseurs des droits humains

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Une famille cambodgienne à Phnom Penh- UN Photo/J Bleibtreu

Deux experts des Nations Unies sur les droits de l’homme ont demandé mercredi au gouvernement du Cambodge de libérer immédiatement cinq défenseurs des droits de l’homme arrêtés en mai 2016 pour avoir prêté assistance à une femme qui aurait été forcée par l’unité anti-corruption de mentir au sujet d’une fausse allégation.

Les accusations portées contre eux sont considérées comme ayant un motif politique. En novembre 2016, le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire a jugé que leur détention était arbitraire.

Selon Roland Adjovi, Président du Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations Unies, ”Le groupe de travail a considéré que certains défenseurs des droits de l’homme ont été visé, discriminé, sélectionné et un dossier a été monté contre eux … et que ce montage est une façon de conduire une représaille à leur encontre et de les punir pour leurs activités en matière de droits de l’homme”.

Les experts ont demandé des informations détaillées sur le fondement juridique de la détention de quatre membres du personnel de l’organisation non gouvernementale Cambodian Human Rights and Development Association (ADHOC) -Lim Mony, Ny Vanda, Ny Sokha et Yi Soksan-, et du Secrétaire général adjoint du Comité national des élections et ancien employé d’ADHOC, Ny Chakrya.

Dans leur requête, les experts de l’ONU ont également exhorté les autorités à faire tout leur possible pour libérer ces défenseurs des droits humains, conformément aux obligations du Cambodge en vertu du droit international relatif aux droits de l’homme.

(Interview: Roland Adjovi, Président du Groupe de travail sur la détention arbitraire de l’ONU; propos recueillis par Florence Westergard)

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26/05/2017
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