Violences conjugales : les Maliens ont commencé à briser le silence

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Les « 16 jours d’activisme contre la violence sexiste » qui ont débuté le 25 novembre dernier, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes s'achève ce samedi 10 décembre, date de la Journée des droits de l’homme.  Cette campagne annuelle a pour but de sensibiliser le public et de mobiliser les gens pour mettre un terme aux violences faites aux femmes et aux filles à travers le monde.

Cette année elle met l'accent sur la nécessité de financer durablement les efforts visant à mettre fin à la violence à l'égard des femmes et des filles, pour atteindre l'agenda 2030 pour le développement durable.

La violence à l’égard des femmes reste l’une des violations des droits humains les plus répandues à l’échelle mondiale. Une femme sur trois dans le monde est toujours victime de violence dans sa vie, souvent aux mains de quelqu’un qu’elle connaît, qu’elle aime et en qui elle a confiance.  Dans la majorité des pays, moins de la moitié des femmes victimes de violence ont cherché de l’aide. Et parmi celle qui l'ont fait, la plupart se sont tournées vers leur famille et leurs amis plutôt que d'aller à la police et les services de santé.

Au moins 119 pays ont adopté des lois sur la violence domestique, 125 ont des lois sur le harcèlement sexuel et 52 ont des lois sur le viol conjugal.

Au Mali, où une loi criminalisant les violences basées sur le genre n'existe toujours pas, des milliers de femmes subissent encore dans le plus grand silence des violences dans leur foyer.  Cette année, l'opinion a notamment été choquée par la mort violente de Kamissa Sissoko, tuée à bout portant par son mari dans la nuit du 23 janvier 2016.  Depuis, les voix se sont élevées contre les violences conjugales et plusieurs initiatives ont vu le jour au Mali.

(Reportage de Sory Ibrahim Maiga de MIKADO FM)

 

 

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20/10/2017
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