Syrie : l'ONU réclame une nouvelle fois une trêve humanitaire immédiate à Alep

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Le 7 décembre 2016, des familles déplacées ayant fui les récents combats à l'est d'Alep, en Syrie, ont trouvé refuge dans un entrepôt à Jibreen. Photo UNICEF/Al-Issa

Un haut responsable des Nations Unies a une nouvelle fois réclamé jeudi une trêve humanitaire immédiate dans la ville d’Alep, en Syrie, pour permettre aux civils de quitter les zones assiégées.

« L’ONU est extrêmement préoccupée par la sécurité des civils à Alep alors que les combats continuent de les mettre en danger dans toute la ville », a dit le Conseiller de l’Envoyé spécial pour la Syrie, Jan Egeland, lors d’une conférence de presse à Genève.

« La plupart des rues dans les quartiers assiégés à l’est d’Alep et dans certains quartiers de l’ouest d’Alep sont si dangereuses que cela affecte gravement tout mouvement de civils », a-t-il ajouté. « L’ONU appelle de toute urgence à une trêve dans les combats pour permettre aux gens de quitter librement et en toute sécurité la partie est d’Alep assiégée et de se déplacer en toute sécurité n’importe où dans la ville ».

Selon M. Egeland, le nombre total de personnes déplacées reste extrêmement difficile à évaluer actuellement car les Nations Unies ne disposent pas d’informations vérifiables sur les nouveaux déplacements. L’ONU estime que plus de 40.000 personnes ont fui les parties assiégées d’Alep.

« La situation est extrêmement fluide car les lignes de front continuent de changer quotidiennement », a souligné Jan Egeland. « L’ONU répond aux besoins des personnes déplacées partout où elle a accès ou par l’entremise de ses partenaires, principalement le Croissant-Rouge arabe syrien ».

M. Egeland s’est exprimé devant la presse après une réunion du groupe de travail humanitaire. Il a indiqué que cette réunion avait été difficile parce que les Etats membres qui devraient aider l’ONU et les travailleurs humanitaires à avoir accès aux civils sont divisés.

« La conséquence, c’est qu’il y a un accès réduit sur le terrain même si le plan d’accès pour le mois de décembre a été approuvé par le gouvernement syrien.

De son côté l’Envoyé spécial pour la Syrie, Staffan de Mistura, a fait un exposé jeudi devant les membres du Conseil de sécurité de l’ONU, à New York, lors d’une réunion à huis-clos.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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15/12/2017
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