Syrie : l'ONU aux côtés du CICR et du Croissant Rouge syrien pour superviser les évacuations à Alep

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Un enfant au milieu de ruines dans une rue à Alep, en Syrie (archives): les enfants et les malades font partie des personnes à évacuer en priorité à Alep Photo OCHA/Romenzi

La Russie s'est engagée à suspendre les combats dans la province d'Idleb, vers laquelle doivent être évacués les rebelles et leurs familles retranchés à Alep-Est, a déclaré jeudi à Genève un haut responsable onusien. Lors d'une conférence de presse suivant une réunion du groupe de travail de l'Onu sur l'aide humanitaire en Syrie, Jan Egeland a indiqué que la plupart des personnes évacuées souhaitaient se rendre dans la province d'Idleb contrôlée par l'opposition syrienne.

 

L'ONU précise qu'elle n'a pas été associée à cet accord sur l'évacuation de civils et des combattants rebelles d'Alep-Est, mais les Nations Unies ont été invitées à surveiller le fonctionnement de ces mouvements. A l'issue d'une réunion du Groupe de travail sur l'accès humanitaire en Syrie tenue ce jeudi à Genève, le Conseiller spécial de Staffan de Mistura évoque un accord entre les belligérants syriens et pour les Nations Unies. « L'accord a été établi lors de discussions directes entre les parties », a souligné à Genève devant la presse, Jan Egeland.

Ce dernier a tenu à préciser que l'ONU avait été « invitée seulement ce matin à superviser et assister les opérations d'évacuation », tout en ajoutant que « l'accord n'a pas été discuté avec l'ONU qui n'a pas été partie prenante ».

Jan Egeland note que des milliers de personnes d'Alep ont besoin d'être évacués mais fixe les priorités de cet accord décliné en trois étapes. Il y a d'abord l'évacuation des malades et des blessés. Ensuite suivent ce qu'il considère comme les civils vulnérables dont des orphelins et des enfants non accompagnés. Et la dernière phase de cette évacuation se termine avec les combattants rebelles. Pour ces opérations, des représentants de l'ONU sont sur place avec des équipes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui sont aux côtés du personnel du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et du Croissant rouge syrien. Mais l'ONU « n'a pas pu entrer avec tous les véhicules » qu'elle aurait « souhaitée », a déploré M. Egeland.

Pour tous ces résidents d'Alep, l'évacuation se fera à bord de bus et d'ambulances qui emprunteront un corridor spécial en direction d'Idleb, la dernière place forte de la rébellion au nord-ouest de la Syrie. Mais Jan Egeland précise que certains auraient choisi la Turquie comme destination finale ou de transit.

Selon l'ONU, jusqu'à 50.000 personnes ont été déplacées par les combats à Alep-Est ces dernières semaines. Ces déplacés internes ont trouvé refuge dans les zones contrôlées par le gouvernement ou celles gérées par les Kurdes.

Outre la situation catastrophique dans la province septentrionale syrienne, le Conseiller spécial de Staffan de Mistura a par ailleurs dénoncé le siège de Foua et Kafraya, deux villages loyalistes assiégés par les rebelles dans la province d'Idleb, au nord-ouest de la Syrie.

(Correspondance d'Alpha Diallo, Nations Unies Genève)

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20/10/2017
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