RDC : des experts de l'ONU réclament la restauration des libertés politiques

Écouter /

Une rue de Kinshasa lors des heurts qui ont éclaté pendant la manifestation de l'opposition à Kinshasa, le 19/09/2016. (Photo : Radio Okapi/J.Bompengo)

Ce 19 décembre le mandat du Président de République démocratique du Congo, Joseph Kabila, arrive à son terme. Et dans ce contexte politique tendu, des experts de l'ONU demandent aux autorités congolaises de lever les restrictions qui portent atteinte à la liberté d'expression, de réunion pacifique et d'association. Ces experts réclament aussi la restauration de toutes les libertés politiques au peuple.

La RDC a récemment connu une vague de protestations par des manifestants préoccupés par le fait que le Président Joseph Kabila refuserait de quitter son poste. Or des restrictions, dont l'interdiction de facto de tous les rassemblements publics dans les principales villes du pays, ont été réitérées le 1er décembre avec une annonce interdisant les organisations non enregistrées.

Plusieurs experts de l'ONU s'inquiètent de la répression des voix dissidentes et notamment de l'arrestation de cinq membres de LUCHA, un mouvement de jeunes citoyens, qui avait lancé une campagne de sensibilisation au respect de la Constitution.

Autre source de préoccupation, le fait que le gouvernement aurait ordonné aux fournisseurs de services Internet de bloquer l'accès aux réseaux sociaux avant les manifestations prévues contre le Président Kabila. Les élections pour remplacer Joseph Kabila ont été retardées jusqu'en 2018.

Pour sa part, le Représentant spécial du Secrétaire général pour la RDC, Maman Sidikou, a appelé, dimanche, les acteurs politiques congolais à parvenir à un consensus négocié sur la tenue des élections et sur la période transitoire devant y mener, dans le respect de la constitution congolaise.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis. Présentation : Pascal Sim)

 

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
19/10/2017
Loading the player ...