ONU: «Alep est désormais synonyme d'enfer», affirme le Secrétaire général Ban Ki-moon

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Secretary general Ban Ki-moon (Photo: UN/Eskinder Debebe)

C'est avec un grand sourire que le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a pris la parole devant la presse vendredi pour sa dernière conférence de presse de fin d'année en tant que Secrétaire général de l’Organisation.

Le chef de l'ONU a voulu rester succinct dans ses déclarations pour se prêter plus longtemps aux questions des journalistes et s'est prononcé sur trois sujets principaux, la Syrie, le Soudan du Sud et l'Accord de Paris sur le changement climatique.

« Alep est désormais synonyme d’enfer » a affirmé Ban Ki-moon, ajoutant que « le carnage en Syrie reste un trou béant dans la conscience globale, nous avons collectivement laissé tomber les Syriens ».

Selon le Secrétaire general, la paix ne prévaudra que si elle est accompagnée de compassion, de justice et de responsabilité pour les crimes abominables que nous avons vus.

Ban Ki-moon a également attiré l'attention sur la détérioration de la situation au Soudan du Sud, affirmant que les dirigeants du pays ont « trahi la confiance de leur peuple et ont dilapidé un accord de paix ».

Le chef de l’ONU a rappelé les avertissements contre les risques de génocide et a exhorté le Conseil de sécurité à prendre des mesures punitives.

Troisième sujet évoqué, l'Accord de Paris sur le climat pour lequel, selon Ban ki-moon, « il n'y a pas de retour en arrière».

Selon le chef de l'ONU, l'action climatique entend l’emploi, la croissance, l’air pur et une meilleure santé, et des dirigeants de partout dans le monde et sur tous les fronts comprennent cela – des PDG des multinationales aux gouverneurs et maires.

Le Secrétaire general a ensuite évoqué les principes communs entre les Nations Unies et le pays hôte, les États-Unis.

« Lincoln était une force héroïque pour l’égalité, l’intégration et la réconciliation » a-t-il fait remarquer, ajoutant « Nous avons désespérément besoin de cet esprit aujourd’hui. »

Enfin, Ban Ki-moon a déclaré que malgré une décennie de tests incessants, il avait également vu l’action collective changer des millions de vies pour le mieux.

« Si difficile soit-elle, la coopération internationale reste la seule voie vers un monde plus pacifique et prospère »a conclu Ban Ki-moon.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

 

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17/10/2017
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