Le Conseil de sécurité divisé sur l’imposition d’un embargo sur les armes au Soudan du sud

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Le Conseil de sécurité lors de la mise aux voix du projet de resolution sur le Soudan du sud. Photo: ONU/Manuel Elias

Ce n'est pas l'opposition d'un véto mais une majorité d'abstentions qui a voué à l'échec l'adoption, vendredi, par le Conseil de sécurité, d'une résolution qui visait à imposer un embargo sur les armes et d'autres sanctions au Soudan du Sud.

Parmi les huit abstentionnistes, le Japon a jugé contreproductif d'imposer de telles mesures alors que le Gouvernement sud-soudanais a récemment accepté le déploiement d'une force de protection régionale.

La Russie a, de son côté, douté que l'imposition de sanctions puisse faire progresser le processus politique, avertissant qu'elles risquaient au contraire d'attisent les tensions ethniques.

La délégation russe s'est aussi inquiété des possibles répercussions d'un tel embargo sur les relations entre le Gouvernement du Soudan du Sud et la MINUSS, la Mission de l'ONU au Soudan du sud.

Mais pour le représentant de la France, l'imposition d'un embargo était au contraire justifié par « l'impératif de protéger les civils ».

François Delattre a notamment indique que l'afflux continu d'armes dans le pays entretient « l'illusion d'une solution militaire ».

Il a notamment argué que l'embargo aurait pu altérer les calculs de ceux qui privilégie une solution militaire et créer un environnement propice pour un dialogue politique apaisé.

(Extrait sonore : François Delattre, Représentant permanent de la France)

 

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23/10/2017
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